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Une retraitée évincée de sa propriété par un locataire

23/09/2013 09:28 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

Une Albertaine à la retraite, Rebekah Caverhill, affirme qu'elle se sent comme une prisonnière depuis que sa propriété mise en location à Calgary a été déclarée « ambassade » par un homme qui se revendique du mouvement Freemen-on-the-Land.

L'homme est arrivé de Montréal en 2011. En novembre de la même année, sur recommandation d'une connaissance, Mme Caverhill a accepté de lui louer une moitié de sa propriété dans le quartier Parkdale.

Du bail au cauchemar

Le locataire, qui se décrivait comme homme à tout faire, avait signé un bail offrant trois mois gratuits contre la promesse de faire quelques travaux de rénovation à la propriété.

L'entente s'est transformée en cauchemar quelques mois plus tard. Lors d'une visite de la propriété, Mme Caverhill a réalisé que la cuisine et la salle de bain avaient littéralement été vandalisées. Le locataire avait arraché les portes et peint en noir le plancher de la principale chambre à coucher.

L'homme, qui avait pris soin de changer les verrous, a aussi a envoyé à la propriétaire une facture de 26 000 $ pour les travaux qu'il prétendait avoir effectués. La femme a reçu une autre lettre indiquant que sa propriété avait été mise en garantie de prêt pour 17 000 $.

À l'entrée, des inscriptions sur une Chevrolet noire de modèle Yukon mettent les visiteurs en garde : « Pas d'arme, pas d'agents, pas d'armes étrangères à trois mètres d'un diplomate d'une nation étrangère ».

Aide introuvable

La retraitée, qui utilise les revenus de sa propriété pour compléter sa pension, ne sait plus à qui s'adresser pour la récupérer. Elle a déjà remis un avis d'éviction au locataire et demandé une assistance de la police. Les policiers lui ont demandé de s'adresser aux tribunaux, expliquant que sa plainte relevait du civil et non du criminel.

« Je ne suis pas une militaire. J'ai été tellement malmenée par des gens censés m'aider que j'ignore vers qui me tourner », s'inquiète la victime depuis sa résidence principale à Sylvan Lake, au nord de Calgary.

La conseillère municipale Druh Farrell espère que la province lui viendra en aide.

Le ministre de la Justice de l'Alberta, Jonathan Denis, dit avoir lui-même des difficultés et un dossier en cour contre le mouvement Freemen-on-the-Land.

Le ministre Denis promet d'aider Mme Caverhill dans la mesure du possible.

Radio-Canada a tenté de communiquer avec le locataire de Mme Caverhill, mais les efforts pour obtenir sont point de vue sont restés vains pour le moment.

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