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Transports Canada lance une enquête sur la sécurité aux passages à niveau

23/09/2013 08:22 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

Le ministère fédéral des Transports veut que des experts d'une université ontarienne étudient la sécurité des passages à niveau.

Cette demande d'examen fait suite à une collision mortelle survenue la semaine dernière à Ottawa, lors de laquelle un autobus d'OC Transpo a fracassé une barrière de sécurité et percuté un train de passagers de Via Rail. Six personnes sont mortes et plus de 30 ont été blessées.

L'étude devrait durer deux ans et coûter 120 000 $. Elle tentera de déterminer s'il existe de meilleures méthodes pour évaluer les dangers potentiels aux passages à niveau et les moyens d'améliorer la sécurité.

L'examen portera également sur l'efficacité du logiciel GradeX, utilisé par les inspecteurs pour évaluer les risques à ces passages.

Le ministère a publié un Préavis d'adjudication de contrat (PAC) pour indiquer son intention d'attribuer le contrat à l'Université de Waterloo parce qu'elle est « la seule équipe connue en Amérique du Nord qui possède les connaissances et l'expertise dans ce domaine d'études très spécialisé ».

« L'équipe de recherche est composée de chercheurs nouveaux et reconnus qui possèdent une grande expertise dans les domaines de la sécurité routière et ferroviaire. Ils travaillent sur les enjeux liés aux passages à niveau rail-route depuis plus d'une décennie et ils se sont forgé une réputation au Canada et à l'échelle internationale », ajoute-t-on dans le PAC.

Un PAC permet néanmoins à d'autres universités ou firmes croyant répondre aux critères de l'étude de déposer leur candidature pour obtenir le contrat. Elles ont jusqu'au 9 octobre pour s'inscrire.

De nouvelles normes en matière de sécurité ferroviaire devraient être dévoilées « cette année », a dit cette fin de semaine la ministre des Transports, Lisa Raitt.

Vendredi, des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports ont fait savoir que les barrières, les lumières et les avertisseurs sonores au passage à niveau du sud-ouest de la capitale fonctionnaient normalement et avaient été activés 47 secondes avant l'impact.

L'équipage du train a également appliqué les freins d'urgence, mais seulement deux secondes avant l'accident. Les machinistes n'ont pas activé le sifflet du train, puisque cela est interdit en vertu d'un règlement municipal dans la zone.

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