NOUVELLES

Scandale à l'agence américaine du revenu: une haute responsable quitte son poste

23/09/2013 05:24 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Lois Lerner, la responsable de l'agence américaine du revenu (IRS) au coeur du scandale liant l'agence fédérale et le Tea Party, prend sa retraite, a annoncé l'IRS lundi.

Mme Lerner dirigeait la branche de l'IRS qui gère les demandes d'exemption fiscale avant d'être mise en congé avec solde en mai. Alors qu'elle était en poste, l'agence a admis que ses employés avaient incorrectement ciblé des groupes issus de la mouvance politique de droite afin qu'ils soient examinés de plus près lorsqu'ils ont demandé des exemptions fiscales, de 2010 à 2012.

L'ex-dirigeante a tout d'abord révélé l'existence de ces démarches spécifiques lors d'une conférence, où elle s'est fait poser une question sur le traitement des groupes politiques par l'IRS. Moins de deux semaines plus tard, elle a refusé de répondre à des questions lors d'une audience du Congrès, citant son droit constitutionnel de ne pas s'incriminer elle-même.

Les républicains du Congrès ont réclamé son renvoi à de multiples reprises. L'IRS a indiqué, dans un communiqué, que les lois sur la protection de la vie privée l'empêchaient de commenter davantage sur un employé en particulier.

Les révélations de Mme Lerner lors de la conférence du mois de mai ont déclenché une tempête au sein de l'agence. Le président Barack Obama a forcé le commissaire par intérim à démissionner et la majorité de la haute direction de l'IRS a été remplacée. Trois commissions du Congrès et le département de la Justice ont ouvert des enquêtes.

Mme Lerner a tout d'abord déclaré que les méthodes d'examen approfondi étaient limitées à des agents travaillant à un bureau de Cincinnati. Des enquêtes du Congrès ont depuis permis de révéler des preuves selon lesquelles des responsables de l'IRS à Washington étaient au courant que des demandes du Tea Party étaient parfois retardées pendant des années, tandis que les groupes étaient soumis à des vérifications frôlant le zèle.

Les enquêteurs n'ont cependant pas démontré que quiconque à l'extérieur de l'agence avait ordonné ces procédures, ou était au courant de leur existence.

Lundi, l'IRS a affirmé dans un communiqué que plusieurs mesures avaient été prises depuis l'éclatement du scandale.

PLUS:pc