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PC : Une unilingue anglophone aux affaires francophones

23/09/2013 01:46 EDT | Actualisé 22/11/2013 05:12 EST

Les conservateurs ontariens ont choisi la députée de la région d'Ottawa Lisa MacLeod comme nouvelle porte-parole du PC en matière de francophonie, même si elle ne parle pas français.

Elle remplace Peter Shurman, que le chef conservateur Tim Hudak avait rétrogradé au rang de simple député plus tôt ce mois-ci, à la suite d'une controverse concernant le remboursement de dépenses de logement.

Mme MacLeod, qui sera nommée officiellement aux affaires francophones plus tard cette semaine, défend sa capacité à remplir ses nouvelles fonctions en disant qu'elle suit des cours de français et que sa fille fréquente une école d'immersion.

Par ailleurs, le candidat conservateur Martin Forget de la région d'Ottawa affirme qu'il s'agit d'une affectation « temporaire » et qu'il pourra appuyer Mme MacLeod. Elle pourra aussi compter sur l'aide de la candidate Roxanne Villeneuve, fille de l'ancien ministre conservateur délégué aux Affaires francophones Noble Villeneuve.

La grande séduction

Le PC cherchera à courtiser davantage les Franco-Ontariens au cours des prochains mois, en prévision d'un scrutin serré qui pourrait survenir dès cet automne et pour lequel le vote francophone pourrait être clé dans certaines circonscriptions.

Réunis en congrès durant le week-end dernier, les conservateurs ont dit espérer que l'événement marquerait un tournant afin « d'avancer des politiques qui vont protéger, faire l'épanouissement autant au niveau de l'héritage que des services le respect de la langue française », selon M. Forget, qui doit être candidat conservateur dans Ottawa-Vanier.

Le PC tente de réparer les pots cassés après l'affaire de l'Hôpital Montfort à Ottawa, un établissement francophone que l'ex-premier ministre conservateur Mike Harris avait voulu fermer dans les années 1990 pour des raisons d'économie budgétaire.

« Monfort, on ne touchera jamais à ça, assure M. Forget. Je suis fier d'aller à Montfort, des fois je me demande si je suis vraiment en Ontario. »

L'actuel gouvernement libéral est minoritaire et dépend de l'appui du NPD pour rester au pouvoir. Les conservateurs ont déjà fait savoir qu'ils étaient prêts à aller en élections dès maintenant.

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