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Merkel amorce les discussions en vue de former une coalition

23/09/2013 08:47 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

À la recherche d'une alliance pour former le prochain gouvernement, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu'elle avait déjà eu des contacts avec le président du Parti social-démocrate (SPD), Sigmar Gabriel.

Privé de son allié naturel du parti libéral (FDP) évincé du parlement, Mme Merkl doit s'allier à un des trois autres partis de la chambre basse puisqu'elle a raté la majorité absolue par cinq sièges. Les conservateurs Chrétien-démocrate CDU-CSU de la chancelière ont obtenu, grâce à une récolte de 41,5 % des suffrages, 311 des 630 sièges que compte le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

Un choix au sein de la gauche

La chancelière devra ainsi trouver des appuis au sein de l'un des trois autres partis qui sont représentés au Bundestag, soit: le SPD (192 élus), le parti de gauche Die Linke (64 élus) et les Verts (63 élus). Ainsi, bien qu'elle a indiqué avoir eu des contacts préliminaires avec le SPD, elle s'est ménagé la susceptibilité des autres en précisant qu'elle n'excluait pas des contacts avec un autre parti.

Mme Merkl devrait établir une alliance avec le SPD ou les Verts puisqu'une alliance avec la gauche radicale Die Linke, issue du mouvement communiste, est plutôt invraisemblable.

« Nous avons reçu un mandat clair pour former un gouvernement et l'Allemagne a besoin d'un gouvernement stable, nous mettrons ce mandat à exécution », a déclaré Mme Merkl. « Nous sommes naturellement ouverts à des discussions et j'ai déjà eu un contact initial avec le président du SPD, qui a dit que le SPD devait d'abord réunir ses dirigeants vendredi », a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.

Les deux partis ont déjà formé une alliance de 2005 à 2009, mais le SPD avait souffert de cette alliance lors de l'élection suivante. Le parti a ainsi précisé qu'une alliance n'était pas « automatique ». Le SPD voudra obtenir la mise en place de quelques éléments de sa plate-forme électorale comme l'instauration d'un salaire minimum et des hausses d'impôts pour les plus fortunés.

La vice-présidente du SPD, Manuela Schwesig, estime qu'un accord « semble très compliqué, au vu des thèmes que nous défendons ». D'éventuelles discussions avec les écologistes s'annoncent tout aussi difficiles, selon des analystes politiques allemands.

Le CDU devra composer avec une majorité de partis de gauche dans les deux chambres du parlement. L'ensemble formé du SPD, des Verts et de Die Linke détient un total de 319 sièges. Une alliance leur permettrait de provoquer la chute du gouvernement d'Angela Merkel.

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