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L'Impact devra ouvrir la machine face au C.D. Heredia... et ensuite espérer

23/09/2013 11:05 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La mission de l'Impact face au C.D. Heredia, mardi, au stade Saputo, est claire et nette. Mais la façon d'y parvenir, elle, sera beaucoup moins limpide.

«On va agrandir le but», a lancé en boutade l'entraîneur-chef du onze montréalais Marco Schällibaum quand il a été invité à expliquer comment les siens s'y prendront pour l'emporter par six buts ou plus.

Non seulement l'Impact devra relever ce pari pour rester en vie en Ligue des champions de la CONCACAF, mais il faudra ensuite que les Earthquakes de San Jose battent Heredia, le 23 octobre prochain en Californie, par cinq buts de moins que ne l'aura fait le onze montréalais.

Si le club guatémaltèque s'incline dans les deux rencontres, il y aurait triple égalité au chapitre des points au classement entre les trois clubs du groupe 5, et le bris d'égalité se ferait à l'aide du différentiel des buts. Heredia se verrait alors exclu avec un différentiel qui serait nécessairement devenu négatif, et il resterait à faire le départage entre Montréal et San Jose.

L'Impact est présentement à moins-3 et les Earthquakes à plus-1. Une victoire de 6-0 de la troupe de Schällibaum, mardi, jumelée à un gain de 1-0 des Quakes en octobre donnerait l'avantage au onze montréalais, avec un différentiel de plus-3 comparé à plus-2 pour San Jose.

Cependant, même une victoire de l'Impact au compte de 8-0, par exemple, ne garantirait rien. Un triomphe de 5-0 des Earthquakes dans un mois permettrait alors à ces derniers de se retrouver avec un différentiel de plus-6 comparé à plus-5 pour le club montréalais.

Si les deux équipes de la MLS terminent à égalité au chapitre du différentiel de buts, il faudrait alors déterminer par un tirage au sort qui se qualifiera pour les quarts de finale.

Par contre, si Heredia récolte un point ou plus dans les deux matchs qu'il lui reste à disputer, c'est ce club du Guatemala qui passera au tour suivant.

Autrement dit, les joueurs montréalais sont encore en vie mais ils ne contrôlent pas leur destin.

Sans surprise, les membres de l'Impact continuent de dire que ce n'est pas fini. On verra mardi, à en juger par la composition du onze partant et l'effort qui sera donné sur le terrain, s'ils y croient vraiment.

«Qu'est-ce que je peux vous dire? a commencé par lancer Schällibaum. Il faut travailler, il faut croire en soi-même. Quand on ne récolte pas les points comme ç'a été le cas dernièrement en Ligue des champions, la pression augmente. Mais ça fait partie de notre métier d'affronter ça de la bonne façon, comme des hommes, avec du caractère, en jouant jusqu'au bout.»

Il ne serait pas surprenant que l'Impact, qui semble promis à une place en séries de la MLS, mette tous ses oeufs dans ce panier-là et abandonne dès maintenant en Ligue des champions. Mais ce ne sera pas le cas, du moins en ce qui concerne les joueurs, a assuré Hassoun Camara.

«Vous savez, en tant que compétiteurs, nous jouons tous les matchs dans le but de gagner, que ce soit un match amical, la Ligue des champions ou un match de championnat, a souligné le défenseur. Donc, ça ne changera pas grand-chose à notre motivation une fois que nous serons sur le terrain. Les calculs se feront avant puis, une fois sur le terrain, on donnera tout pour essayer de remporter ce match, de la meilleure des façons.»

«Il faut jouer le match comme il est, et offrir la performance qu'on veut. Il faut sortir en lion et faire ce qu'on a à faire, a affirmé Patrice Bernier. Si nous arrivons à marquer autant de buts, tant mieux, mais reste que c'est le match d'après qui va dicter ce qui se passe. Il faut quand même être des professionnels et mettre toutes les chances de notre côté.»

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