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Les inondations en Alberta ont été la catastrophe la plus coûteuse au Canada

23/09/2013 04:53 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

CALGARY - Les inondations ayant dévasté le sud de l'Alberta en juin constituent la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire du Canada, a affirmé lundi le Bureau d'assurance du Canada (BAC).

Les dommages causés aux propriétés assurées s'élèvent désormais à plus de 1,7 milliard $, selon la plus récente estimation du BAC.

«Il s'agit d'une catastrophe significative, comme on en n'a jamais vu dans l'histoire canadienne, a affirmé le vice-président de l'organisation pour les régions de l'Ouest et du Pacifique, Bill Adams. Une fois tous les chiffres compilés, le total est de 1,7 milliard $, et ce montant pourrait être revu à la hausse.»

Quatre personnes ont perdu la vie dans les inondations, et quelque 100 000 résidants ont dû être évacués après des jours de pluies torrentielles, déclenchant l'état d'urgence à Calgary et ailleurs dans la province.

M. Adams a affirmé que la plupart des réclamations étaient dues à des refoulements d'égoût, des véhicules endommagés — dont certains sont des pertes totales — et des pertes commerciales.

L'entreprise Property Claim Services Canada, qui recense les pertes engendrées par des catastrophes au pays, a mentionné que plus de 25 000 réclamations avaient été déposées au lendemain de ces inondations.

M. Adams a expliqué qu'il avait été plus long qu'à l'habitude d'évaluer les dommages, en raison de la durée des inondations et du nombre de réclamations.

«Les dédommagements pour interruption commericale, par exemple, prennent habituellement plus de temps à régler, jusqu'à ce que l'entreprise puisse reprendre ses activités», a affirmé le vice-président.

De 100 millions $ il y a environ dix ans, les dédommagements liés aux inondations, aux incendies, à la grêle et au vent sont passés à un milliard de dollars entre 2009 et 2012.

En novembre 2011, les autorités ont dû fermer le centre-ville de Calgary en raison des vents violents qui faisaient voler des fenêtres en éclats. Plus tôt cette année-là, un incendie de forêt a ravagé Slave Lake, en Alberta, entraînant des dommages assurés évalués à plus de 700 millions $.

Mais ils font pâle figure en comparaison avec les plus récentes catastrophes canadiennes.

«Les Canadiens sont alarmés par ce qu'ils ont vu dans le sud de l'Alberta et les inondations subites en juillet dernier à Toronto», a affirmé M. Adams.

«Ces deux événements, seulement cet été, constituent les première et troisième pires catastrophes assurées de l'histoire canadienne.»

Il a révélé que, par le passé, les réclamations les plus fréquentes étaient liées au feu. Maintenant, l'eau est la cause principale.

Plus tôt cette année, le bureau d'assurance a pressé les municipalités à réparer les infrastructures de gestion des eaux pluviales et à être prêtes à d'autres événements semblables dans le futur.

«Nous savons que cela pourrait arriver de nouveau. Nous espérons évidemment que cela ne se reproduise pas avec la même intensité, mais nous voyons ce qui se met en place et nous ne restons pas assis.»

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, a affirmé la semaine dernière que le gouvernement albertain pourrait bientôt recevoir un premier versement des 500 millions $ alloués par Ottawa en aide d'urgence.

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