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Le premier ministre Harper ira à New York mais ne s'adressera pas à l'ONU

23/09/2013 11:43 EDT | Actualisé 23/11/2013 05:12 EST

OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper se joindra à une équipe de ministre conservateurs à New York, cette semaine, mais il ne s'adressera pas à l'Assemblée générale des Nations unies pendant qu'il se trouvera en ville.

M. Harper participera plutôt à un événement parallèle sur la santé maternelle et infantile, ainsi qu'à une discussion sur l'économie organisée par le Conseil des affaires canado-américaines.

Ce sera le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui sera la voix du Canada à l'ONU.

«En cette époque d'incertitude économique, de changements sociaux rapides et d'environnement mondial instable, pendant laquelle certains régimes menacent la paix et la sécurité internationales, en plus de menacer leurs propres citoyens, le Canada a un rôle mondial vital à jouer pour défendre la liberté et la dignité», a déclaré le ministre Baird dans un communiqué.

«Lors de l'Assemblée générale, cette année, le Canada travaillera avec ses partenaires pour encourager les Nations unies à être plus imputables, plus transparentes et plus rapides à réagir face aux défis d'un monde en mutation.»

Le ministre du Développement international Christian Paradis, la ministre d'État aux Affaires étrangères, Lynne Yelich, et le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, Deepak Obhrai, seront également du voyage de M. Harper.

Pendant ce temps, un groupe d'anciens ministres, de hauts diplomates, d'intellectuels et d'experts en politique étrangère presse le gouvernement Harper de repenser sa relation avec les Nations unies.

Le groupe a tenu lundi une conférence de presse à Ottawa pour détailler les gestes que pourraient faire les conservateurs pour réparer ce qu'il qualifie de relation «brouillée» avec l'ONU.

«Nous nous refusons de plus en plus un siège à la table de discussion», a déploré Carolyn McAskie, une ancienne secrétaire générale adjointe pour le développement de la paix aux Nations unies.

«Nous quittons des réunions présidées par la Corée du Nord. La raison pour laquelle vous allez à ces réunions est pour dialoguer avec tous les 193 pays. Vous ne choisissez pas vos amis et vos ennemis. Ils sont tous là. Vous y allez pour jouer le jeu... Si vous n'êtes pas à la table, vous n'avez pas voix au chapitre.»

Selon Ian Smilie, qui préside la Diamond Development Initiative, «personne n'aurait pu croire, il y a trois ou quatre ans, à quel point le Canada serait peu considéré aux Nations unies».

Le Canada s'est montré critique envers l'ONU depuis l'échec de sa candidature pour obtenir un siège au Conseil de sécurité, et le premier ministre refuse régulièrement la possibilité de s'exprimer devant l'Assemblée générale.

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