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En plus des deux tués, trois autres Canadiens ont été blessés à Nairobi

22/09/2013 03:36 EDT | Actualisé 22/11/2013 05:12 EST
AP
Civilians who had been hiding inside during the gun battle manage to flee from the Westgate Mall in Nairobi, Kenya Saturday, Sept. 21, 2013. Gunmen threw grenades and opened fire Saturday, killing at least 22 people in an attack targeting non-Muslims at an upscale mall in Kenya's capital that was hosting a children's day event, a Red Cross official and witnesses said. (AP Photo/Jonathan Kalan)

TORONTO - Le bilan canadien s'est alourdi à Nairobi, à la suite de l'attaque perpétrée contre un centre commercial de la capitale kenyane largement fréquenté par les consommateurs locaux bien nantis et par les étrangers.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a indiqué qu'en plus de deux Canadiens tués, trois autres compatriotes ont été blessés lors de l'attaque qui a commencé samedi et qui s'est poursuivie dimanche. De passage à Toronto dimanche, M. Baird a indiqué que, parmi les blessés, on compte deux citoyens canadiens alors que le troisième est un résident permanent.

L'identité de l'un des blessés a déjà été dévoilée. Il s'agit de Robert Munk, le mari de la diplomate canadienne, Annemarie Desloges, qui, elle, a été abattue dans le centre commercial de Nairobi.

Mme Desloges a travaillé au ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, au haut-commissariat du Canada au Kenya et à l'Agence des services frontaliers du Canada. Elle était en poste au Kenya depuis deux ans. Auparavant, elle avait oeuvré en Inde.

Par ailleurs, divers médias et des abonnés du réseau social Facebook ont indiqué que l'autre victime canadienne serait Naguib Damji, un homme d'affaires de Vancouver. La fille et la nièce de M. Damji ont confirmé à divers médias qu'il avait été tué dans l'attaque.

«La famille est très attristée par la tragédie et demande gentiment que notre vie privée soit respectée durant ces moments accablants», a déclaré sa fille, Karima, dans une déclaration transmise à Global News.

Le président de l'Association professionnelle des agents du service extérieur, dont Mme Desloges était membre, a réagi à l'annonce de la mort de la jeune femme de 29 ans.

Tim Edwards a qualifié sa fin tragique de «blessure profonde pour la communauté des affaires étrangères». Il a aussi écrit qu'Annemarie Desloges avait devant elle «une carrière remplie de promesses» mais qu'elle n'a pu réaliser son plein potentiel.

Il a précisé que ses collègues et lui souffrent de la perte «d'une collègue et amie intelligente et chaleureuse», d'une professionnelle «méticuleuse» dotée «d'un fort sens de l'éthique».

Il a rappelé qu'il s'agissait de la première diplomate canadienne à mourir dans le pays où elle exerçait ses fonctions depuis Glyn Berry qui avait été tué par un engin explosif en Afghanistan en 2006.

Daniel Lee Howe, qui avait déjà participé à une formation avec Annemarie Desloges à Ottawa, s'est aussi dit désolé de cette «grande perte», mais a avoué que ça ne le découragerait pas d'accepter de futures missions à l'étranger.

Plusieurs messages de sympathie destinés aux proches de la disparue ont également été affichés sur le réseau social «Twitter».

Au moins 68 personnes ont été tuées durant l'attaque au Kenya et plus de 175 autres ont subi des blessures.

Des otages se trouvaient toujours dans le centre commercial dimanche et les autorités kenyanes ont indiqué qu'elles feraient de leur mieux pour qu'ils soient épargnés.

Or, leurs ravisseurs ont déjà soutenu qu'il n'y aurait pas de négociations.

Le groupe islamiste radical Al-Shabab a revendiqué le carnage, soutenant qu'il s'agissait d'une mesure de représailles contre la présence militaire kenyane en Somalie.

Le ministre a précisé avoir eu l'occasion de s'entretenir avec son homologue du Kenya pour lui offrir ses condoléances au nom du Canada et pour lui garantir son soutien dans la lutte au terrorisme.

John Baird a tenu à lui dire que son pays soutiendra «le combat contre le terrorisme international d'Al-Shabab» en qualifiant les actions du groupe d'«ignobles».

Il a également lancé que «le nombre de personnes tuées de toutes sortes de nationalités démontre que la lutte contre le terrorisme est la grande bataille de notre génération» qui doit être menée en misant sur la «collaboration».

M. Baird a dit qu'il attendrait que la crise soit terminée avant de déterminer les prochaines étapes à mettre en branle dans le dossier du contre-terrorisme en compagnie de ses alliés.

Dans un autre ordre d'idées, le gouvernement du Canada n'a émis aucun avertissement dans l'ensemble du Kenya, mais a néanmoins annoncé la fermeture du Haut-commissariat à Nairobi pour la journée du lundi 23 septembre. Le gouvernement avise par ailleurs les voyageurs de faire preuve d’une grande prudence en raison du nombre croissant d’attentats terroristes, d’enlèvements et d’actes criminels ciblant les Occidentaux dans l’ensemble du pays.

Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta a, quant à lui, réitéré que la détermination de son pays à combattre le terrorisme ne déclinerait pas.

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