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Élections législatives en Allemagne: Triomphe électoral de Merkel

22/09/2013 03:45 EDT | Actualisé 22/11/2013 05:12 EST
Ap

Angela Merkel est assurée d'un troisième mandat de chancelière en Allemagne à l'issue des élections législatives largement remportées dimanche par son parti chrétien-démocrate.

La chancelière pourrait même gouverner sans coalition, à en croire des projections des chaînes de télévision qui accordent une majorité absolue d'un à trois sièges à l'Union chrétienne démocrate et son alliée l'Union chrétienne sociale au Bundestag, la chambre basse du parlement.

Un tel cas de figure serait historique, un parti allemand n'ayant plus obtenu de majorité absolue à la chambre basse du Parlement depuis le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer en 1957.

Devant ses partisans, la chancelière a salué un « super résultat » de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), aux législatives allemandes et promis « quatre nouvelles années de succès ».

Mme Merkel pourrait être dans l'incapacité de former de nouveau une coalition avec le Parti libéral (FDP). Ce dernier n'atteindrait pas le seuil de 5 % requis pour rester au Parlement, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes.

D'après l'enquête diffusée par la chaîne de télévision ARD, l'Union chrétienne-démocrate et l'Union chrétienne-sociale (CSU), son alliée bavaroise, ont remporté 42 % des voix, leur plus gros score depuis 1990.

Le FDP est crédité par le même sondage de 4,7 % des voix. Le parti anti-euro Alternative pour l'Allemagne recueillerait 4,9 % des voix, ce qui le priverait également de justesse d'une entrée au Bundestag, la chambre basse du Parlement.

Les sociaux-démocrates (SPD) obtiennent 26 % des voix, les verts 8 % et le parti de gauche Die Linke 8,5 % des voix, selon les médias allemands.

Quelle coalition?

La formation d'une « grande coalition » avec les sociaux-démocrates (SPD) ne serait pas pour déplaire à certains de ses partenaires européens, qui aimeraient voir la chancelière assouplir sa position à l'égard des États membres malmenés par la crise, tels que la Grèce.

Un changement de cap radical semble toutefois exclu, puisque Peer Steinbrück, son rival du SPD, est d'accord sur l'essentiel avec la chancelière.

Angela Merkel a déjà formé une coalition avec le SPD de 2005 à 2009. L'expérience s'était soldée par un net recul électoral de la formation de centre gauche, dont certains membres sont désormais très hostiles à une nouvelle coalition.

Si ce scénario se concrétise, le SPD pourrait toutefois exiger des postes clés tels que le ministère des Finances et faire adopter quelques points forts de leur programme, tels que l'instauration d'un salaire minimum et une hausse de la fiscalité pour les plus hauts revenus.

Depuis l'arrivée aux affaires de cette fille de pasteur est-allemand âgée de 59 ans en 2005, l'économie prospère et le chômage recule. Son approche « pas à pas », qui irrite parfois à l'étranger, a en revanche séduit de nombreux Allemands, qui la surnomment « Mutti » (Maman).

Quelque 62 millions d'Allemands étaient appelés aux urnes.

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