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Règlementation des usines à chiots : les éleveurs s'impatientent

21/09/2013 06:43 EDT | Actualisé 21/11/2013 05:12 EST

Des éleveurs de chiens déplorent la lenteur avec laquelle le gouvernement Marois mène le dossier des usines à chiots.

Actuellement, il n'est pas nécessaire de détenir un permis pour opérer un élevage canin. Une situation largement dénoncée par les éleveurs rassemblés dans la vieille capitale à l'occasion du Salon des chiens purs race de Québec.

Ces derniers réclament que le Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) resserre la règlementation à cet effet.

Québec s'est engagé à exiger un permis à tous les éleveurs qui possèdent plus de 15 chiens, et à octroyer plus de pouvoir à ses inspecteurs d'ici la fin de l'année.

« Peut-être un jour, mais je crois que ce n'est pas dans leurs priorités présentement. Je crois qu'on a plusieurs années à attendre, c'est dommage, avant que les choses bougent », avance l'éleveuse Cyndie Cossette.

Son homologue, Marie-Pier Beaulieu, abonde dans le même sens. « J'ai peu d'espoir qu'ils vont trancher sur le sujet. C'est un gros racket. Il y a beaucoup d'argent. Il y a beaucoup de gens impliqués, beaucoup d'argent au noir », note-t-elle.

De son côté, la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, si elle ne doute pas de la bonne volonté du gouvernement dans ce dossier, reconnaît que le temps presse. Son directeur, Denys Pelletier, indique toutefois que la SPA aurait préféré que tous les éleveurs soient forcés de détenir un permis.

« Je peux très bien avoir un propriétaire qui va avoir 16 chiens stérilisés, mais qui devra avoir un permis, alors que d'un autre côté, je pourrais avoir un propriétaire qui pourrait avoir 14 chiens capables de se reproduire, et qui n'est pas règlementé puisqu'il tombe sous le nombre de 15 », dit-il.

Les représentants du MAPAQ persistent néanmoins à dire que le règlement sera adopté, d'ici la fin de l'automne.

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