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Les avocats de prisonniers de Guantanamo craignent des failles informatiques

21/09/2013 12:14 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST

BASE NAVALE AMERICAINE DE GUANTANAMO, Cuba - Les avocats de cinq prisonniers de Guantanamo Bay accusés en lien avec les attentats du 11 septembre 2001 ont demandé à un juge militaire, vendredi, de mettre un terme aux procédures en raison de prétendues failles de sécurité dans leur réseau informatique.

Les procureurs de la poursuite ont rejeté leur argument, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative pour ralentir l'affaire.

Alors qu'ils complétaient trois jours de témoignages complexes sur la sécurité de réseau à la base américaine à Cuba, les avocats ont déclaré qu'ils n'avaient aucunement confiance que leurs courriels privés et documents confidentiels soient protégés. L'équipe de procureurs de la défense a demandé au juge de suspendre les procédures futures jusqu'à ce qu'un réseau sécuritaire soit établi pour leur usage exclusif.

Selon Cheryl Bormann, une avocate civile qui représente Walid bin Attash, le fait de poursuivre les procédures sans une infrastructure sécuritaire aura pour effet de pénaliser son client, qui pourrait être condamné à mort, et mine l'intégrité du système.

Ed Ryan, un procureur civil du département de la Justice, a rétorqué que les plaintes des avocats de la défense au sujet du réseau informatique étaient exagérées et qu'il n'existait aucune preuve d'importantes pertes de données. Il a comparé cette requête à une précédente demande des avocats de la défense de suspendre les procédures en raisons d'allégations à l'effet que le gouvernement écoutait en douce leurs conversations privées.

Il s'agissait de la sixième ronde d'audiences préalables au procès depuis que les cinq prisonniers ont été traduits en justice, en mai 2012, en lien avec des accusations de terrorisme, détournement d'avion et de meurtres, entre autres, pour leur présumé rôle dans la planification et la réalisation des attentats du 11 septembre.

Le juge, le colonel James Pohl, n'a pas émis de réponse à la demande des avocats de la défense, mais il s'est dit sceptique quant aux chances de convaincre le gouvernement d'installer des serveurs informatiques qui seraient isolés du reste du ministère de la Défense.

La date du procès n'a pas été fixée, et la cour doit se réunir de nouveau en octobre pour une nouvelle ronde d'audiences préalables au procès.

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