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Catastrophe nucléaire évitée aux États-Unis en 1961?

21/09/2013 03:14 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST

Une bombe atomique américaine, 260 fois plus puissante que celle d'Hiroshima, a failli exploser en janvier 1961, en Caroline du Nord, selon un document « déclassifié » repris vendredi par le quotidien britannique The Guardian.

Selon ce rapport obtenu par le journaliste Eric Schlosser en vertu de la loi d'accès à l'information, un bombardier B-52 s'est alors disloqué en vol, laissant échapper deux bombes Mark 39 à hydrogène au-dessus de Goldsboro.

L'une des deux s'est comportée exactement comme si elle avait été larguée intentionnellement, malgré les mécanismes de sécurité. Son parachute s'est ouvert et le processus de mise feu s'est enclenché. La catastrophe a été évitée d'extrême justesse grâce à un modeste interrupteur à faible voltage.

Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York auraient pu être touchées, ce qui représente plusieurs millions d'habitants.

À l'époque, l'incident a donné lieu à d'intenses spéculations quant à sa gravité, mais les autorités américaines ont toujours nié que des vies aient été menacées en raison de mesures de sécurité insuffisantes.

Dans le rapport rédigé huit ans après, Parker Jones, ingénieur aux laboratoires nationaux de Sandia, chargés de la sécurité mécanique de l'arsenal nucléaire, écrit que trois des quatre dispositifs devant empêcher une mise à feu accidentelle n'ont pas fonctionné correctement.

« La bombe MK 39 Mod 2 ne possédait pas les mécanismes de sécurité appropriés pour un usage aéroporté à bord d'un B-52 », conclut-il dans ce rapport intitulé « Goldsboro revisité, ou comment j'ai appris à me méfier de la bombe H ».

Eric Schlosser l'a découvert au cours de recherches en vue de la rédaction d'un ouvrage sur la course aux armements, précise le Guardian.

Reuters

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