Le gouvernement Marois entend poursuivre le développement du métro de Montréal en ajoutant des stations vers l'est de l'île sans en estimer les coûts et sans en préciser l'échéancier.

Le ministre des Affaires municipales et des Transports, Sylvain Gaudreault, a confirmé vendredi que la ligne bleue, qui se termine actuellement par la station Saint-Michel, gagnera cinq stations, jusqu'à l'arrondissement Anjou. Ce projet a été évoqué lors de la campagne électorale de 2012. À ce moment, Pauline Marois promettait entre autres de prolonger la ligne bleue du métro d'ici 2020 et de créer 300 kilomètres de voies réservées pour les autobus et le covoiturage.

Pour assurer la réalisation du prolongement de la ligne bleue, le gouvernement met sur pied un bureau de projet. Il disposera d'une enveloppe de 38,8 millions de dollars par année afin de procéder au dépôt du projet d'affaires initial et d'évaluer les sources possibles de financement.

Le ministre Gaudreault a également annoncé que les réserves foncières aux intersections visées par le prolongement ont déjà été mises en place, par l'adoption d'un décret.

« Le prolongement aura un effet de levier majeur pour le développement économique de l'est de Montréal. » — Le ministre Sylvain Gaudreault

Le ministre Gaudreault a révélé que les études réalisées jusqu'ici indiquent que le prolongement de la ligne bleue pourrait entraîner un achalandage journalier de 80 000 usagers. Parmi les autres retombées potentielles des travaux, notons l'ajout de 12 000 nouveaux logements aux abords des stations de métro et la création de 9000 emplois supplémentaires.

Toujours pas de date

Les représentants du gouvernement provincial n'ont pas donné d'échéancier pour les travaux ni de date prévue pour l'ouverture des nouvelles stations. Ils ont aussi écarté les questions budgétaires, affirmant ne pas être en mesure de donner une idée de la facture.

Le bureau de projet aura besoin de deux ans pour préparer le terrain. C'est à ce moment que l'on saura combien coûtera le prolongement ainsi que le durée approximative des travaux, selon le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée. Il serait irresponsable de donner maintenant un coût global alors que le projet se met en marche, a aussi dit Nicolas Girard, président de l'Association métropolitaine de transport.

M. Gaudreault a rappelé que la construction d'un kilomètre de tunnel coûte ordinairement entre 250 et 300 millions de dollars. Le projet actuel compte environ 6,6 kilomètres. Il a aussi révélé que le gouvernement aimerait que le métro soit sur les rails au début des années 2020.

Un maire heureux

Le maire par intérim de Montréal, Laurent Blanchard, était présent à l'annonce. Il s'est réjoui de la réalisation de ce projet, qui figure parmi les priorités montréalaises en matière de transport.

« La Ville de Montréal s'est toujours positionnée en faveur du prolongement de la ligne bleue jusqu'à Anjou, qui est attendu depuis une trentaine d'années, » a-t-il dit, rappelant également que cette mesure se retrouvait dans le Plan de transport de Montréal.

M. Blanchard a estimé que le prolongement du métro permettra de rendre l'est de l'île plus accessible, en lui donnant notamment un lien direct avec les hôpitaux et les campus situés dans le secteur Côte-des-Neiges.

Ensuite, la Montérégie

Le ministre Gaudreault a par ailleurs ajouté qu'une fois le prolongement de la ligne bleue finalisé, le gouvernement entend développer la ligne jaune, qui traverse actuellement le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Longueuil.

Le Bureau de projet entreprendra bientôt les études pour la préparation du futur tracé et la mise en place du projet.

Un prolongement de la ligne orange est aussi dans les cartons du gouvernement, mais le projet est encore à l'étape des études préliminaires. Le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a saisi l'occasion pour rappeler l'importance de ce prolongement vers le nord-ouest pour les citoyens de l'ouest de l'île et de Laval, notamment. Il souhaite l'ajout de deux stations, l'une dans le nord de Saint-Laurent et l'autre dans le quartier Bois-Francs, deux secteurs qui devraient connaître un important développement dans les prochaines années.

L'annonce de vendredi survient au premier jour de la campagne électorale municipale et alors que se déroule la journée En ville sans ma voiture!.

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  • Georges-Vanier

    Ligne : orange Mise en service : 1980 Origine du nom : Georges Vanier a été militaire, avocat, diplomate et gouverneur général du Canada de 1959 à 1967. Nombre d'entrées (2011): 773 078

  • Georges-Vanier

    L’ancien gouverneur général du pays doit se retourner dans sa tombe. Celui qui a grandi à quelques blocs du boulevard Georges-Vanier a donné son nom à la station la moins achalandée de tout le réseau du métro (17 fois moins d’entrées qu’à Berri-UQAM, la station la plus populaire). Vrai qu’il n’y a pas grand-chose autour de la station prise en étau entre Lionel-Groulx et Lucien-L’Allier, deux concurrentes bien plus fréquentées. Mais il vaut la peine de s’y arrêter pour apprécier l’architecture de la Petite-Bourgogne et pour emprunter le tunnel sous l’autoroute Ville-Marie qui vous mènera jusqu’au centre-ville, via Saint-Marc. Occasions photos!

  • De la Savane

    Ligne : orange Mise en service : 1984 Origine du nom : Dès 1778, la rue qui est créée à cet endroit traversait… une savane! Nombre d'entrées (2011): 934 336

  • De la Savane

    En intégrant une architecture et des éléments décoratifs futuristes, les concepteurs de la station De la Savane avaient sans doute imaginé un avenir prometteur pour ce secteur de Côte-des-Neiges. Pour le moment toutefois, il n’y a pas grand-chose aux abords de Décarie. La station voisine, Namur, est pas mal plus animée. Un puits de lumière permet d’éclairer l’œuvre Calcite, de Maurice Lemieux et de se connecter à internet via le réseau 3G.

  • Acadie

    Ligne : bleue Mise en service : 1988 Origine du nom : Le boulevard du même nom a été nommé en l’honneur des Acadiens déportés. Nombre d'entrées (2011): 1 109 508

  • Acadie

    Des 10 stations les moins fréquentées du réseau, trois sont sur la ligne bleue, Acadie en tête (devant d’Iberville et de Castelneau). Mais les choses pourraient changer, puisque tout au long de la ligne 5, des quartiers autrefois malaimés – Parc-Extension en est l’exemple le plus probant – sont de plus en plus prisés. Acadie, troisième station la moins populaire du réseau, est peut-être la plus dramatique, avec ses quais noirs et bleus et ses luminaires rouges vifs. Les murales de Jean Mercier, représentant des personnages qui semblent en apesanteur sur les murs de la station, ont été les premières œuvres d’art photographiques dans le métro de Montréal.

  • L’Assomption

    Ligne : verte Mise en service : 1976 Origine du nom : L’avenue Poulin a été renommée L’Assomption en 1951 après la proclamation, en 1950 par Pie XII, du dogme de L’Assomption. Nombre d'entrées (2011): 1 141 977

  • L'Assomption

    L’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, située à environ 10 minutes de marche de L’Assomption, est sans aucun doute plus achalandée que la station! L’Assomption est si peu fréquentée, qu’on ne se soucie pas trop de son appellation exacte. L’affichage sur les quais et la voix dans le métro indique «L’Assomption» alors que le plan du métro et le site de la STM parle d’«Assomption», sans le «l’». Après avoir admiré les murales colorées de Guy Montpetit, on sort à l’extérieur pour réaliser qu’on est au milieu de nulle part! On profite toutefois d’un point de vue inédit sur le Stade et le village olympique.

  • De la Concorde

    Ligne : orange Mise en service : 2007 Origine du nom : Le boulevard de la Concorde qui borde la station est nommé d’après la place du même nom à Paris. Nombre d'entrées (2011): 1 234 745

  • De la Concorde

    Si ce n’était pas du lien entre de la Concorde et du train de banlieue vers Blainville/Saint-Jérôme, seuls les résidants de ce secteur de Laval-des-Rapides emprunteraient la station. Complètement déclassée par les deux autres stations lavalloises qui l’encadrent et où l’on trouve les terminus d’autobus, de la Concorde est toutefois un succès sur le plan architectural. C’est lumineux, ça respire et c’est cohérent. Cinquième station la moins achalandée du réseau, bien peu de gens peuvent cependant en profiter.

  • Monk

    Ligne : verte Mise en service : 1978 Origine du nom : Des avocats, dont Frederick Monk, achètent la terre Davidson où sera tracée la rue Davidson, devenue le boulevard Monk en 1911. Nombre d'entrées (2011): 1 279 012

  • Monk

    Il existe une aura de mystère autour de la station Monk. Après un petit sondage maison sur les stations les moins souvent visitées, c’est le nom qui est ressorti le plus souvent. Mais six arrêts restent tout de même moins achalandées que Monk. À l’intérieur, sous une série de balcons fermés pour la sécurité des personnes non voyantes, le principal attrait est sans doute l’œuvre Pic et Pelle de Germain Bergeron, constitué de deux immenses sculptures. À l’extérieur, une véritable vie de quartier s’articule autour du boulevard Monk. C’est d’ailleurs la seule station de notre liste qui compte une SAQ à moins de 100 mètres!

  • Préfontaine

    Préfontaine Ligne : verte Mise en service : 1976 Origine du nom : Raymond Préfontaine a été maire de Montréal de 1898 à 1902. Nombre d'entrées (2011): 1 348 300

  • Préfontaine

    Champ-de-Mars n’est pas la seule station de Montréal qui laisse entrer la lumière naturelle jusqu’aux quais. C’est le cas aussi à Préfontaine, situé dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga–Maisonneuve ce qui fait que, oui, il est possible de se connecter au réseau 3G! Sur les édicules et à l’intérieur de la station, le logo fléché du métro de Montréal est repris comme un élément décoratif et architectural. À l’extérieur, la rue Hochelaga montre peu de signes de vie. Si vous êtes dans le coin, allez voir les curieuses statues anciennes (en plus d’une réplique de la statue de la Liberté!) qui coiffent le bâtiment d’Aliments Starmax, sis au 2965, rue Hochelaga.



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