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Incertitude entourant la tenue des élections haïtiennes

20/09/2013 02:44 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

La tenue des élections prévues à la fin de l'année à Haïti est de plus en plus incertaine. Pour régler la crise politique qui plane, le président haïtien Michel Martelly a rencontré depuis une semaine plusieurs chefs de partis de l'opposition.

L'opposition exige du président Martelly la tenue de ce scrutin pour éviter de tomber dans une nouvelle période de crise avec la fin des mandats des 10 sénateurs. Elle menace de descendre dans les rues pour exiger la démission du chef de l'État. Elle l'accuse de vouloir gouverner par décrets en renvoyant tout le Parlement.

Or, le Conseil électoral permanent (CEP) ne croit pas qu'il sera possible d'organiser des élections crédibles d'ici décembre. Selon le membre du conseil électoral, Léopold Berlanger, cela prendrait de cinq à six mois de préparation. Interrogé par l'agence de presse haïtienne, Haïti Press Network, il a qualifié de « chimère » le fait de penser qu'il serait possible d'organiser des élections à la date prévue.

Les élections ont pour but de renouveler 10 des 30 sièges de sénateurs et environ 130 conseils municipaux. Le scrutin pourrait être repoussé si le gouvernement et les partis de l'opposition n'arrivent pas à s'entendre.

Rencontres avec l'opposition

Dans le but d'arriver à un consensus, le président élu en mai 2011 a rencontré les membres de l'opposition. Il s'est rendu chez l'ex-président Jean-Bertrand Aristide pour une rencontre en tête à tête. La conversation n'a pas abouti.

De son côté, un groupe de partis de l'opposition est ouvert à la discussion, mais pose ses exigences. Il désire un cadre collectif et non individuel.

Le Mouvement de l'opposition démocratique (MOPOD) a réclamé des excuses publiques de la part du chef d'État « pour des propos désobligeants tenus à l'endroit de leaders de l'opposition, la libération de prisonniers politiques et l'engagement du président à se séparer de proches dénoncés par la clameur publique dans le trafic illicite de stupéfiants. »

Les échanges entre Michel Martelly et l'opposition sont « une phase de consultation qui sert à aplanir les sentiers d'un dialogue souhaité et indispensable sur les élections, le Parlement et d'autres sujets », a affirmé le porte-parole de la présidence haïtienne, Lucien Jura.

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