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GB: des mineurs sont victimes de chantage sexuel en ligne, affirme une agence

20/09/2013 05:56 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST

LONDRES - L'agence britannique de protection de l'enfance en ligne a tiré la sonnette d'alarme, vendredi, à propos de l'utilisation du chantage par des pédophiles pour pousser leurs victimes à leur remettre des images sexuellement explicites, de l'argent ou effectuer des actes sexuels via une webcam.

Le Child Exploitation and Online Protection Center affirme que 184 enfants de la Grande-Bretagne ont été soumis à une certaine forme de chantage sexuel en ligne au cours des deux dernières années. Aux dires de l'organisme, six de ces enfants se sont ensuite infligé de sérieuses blessures, ou ont tenté de s'enlever la vie après les faits. L'un d'entre eux s'est suicidé.

«Ces agresseurs sont des lâches», a déclaré Andy Baker, le chef adjoint de l'agence, par voie de communiqué. «Ils se cachent derrière un écran et, dans plusieurs cas, profèrent des menaces qu'ils ne mettront jamais à exécution, car ils savent que le fait de partager ces images ne fera que les mettre sur l'écran radar de la police.»

Une porte-parole a identifié la personne suicidée comme étant l'Écossais Daniel Perry, âgé de 17 ans, qui s'est enlevé la vie en juillet après avoir été poussé à penser qu'il clavardait avec une fille de son âge. Selon la BBC, il a décidé d'en finir après avoir été averti que ses conversations vidéo seraient transmises à ses amis et à sa famille s'il ne versait pas de l'argent.

L'usage de caméras — intégrées à bon nombre d'ordinateurs personnels ou de téléphones intelligents — pour solliciter des vidéos et des images intimes n'est pas nouveau, bien que l'annonce de l'agence jette un rare éclairage sur le phénomène.

Le chantage en ligne «est la poursuite de ce qui se passait depuis longtemps dans le monde réel», a déclaré Laura Huey, une experte en surveillance en ligne de l'University of Western Ontario.

Dans un courriel, Mme Huey indique avoir récemment interviewé des victimes adultes de harcèlement sexuel — dans un ensemble de cas précédant la montée en popularité de l'Internet — et a indiqué que selon elles, le chantage était un «thème récurrent».

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