Martine Desjardins sera la première à témoigner devant la commission sur le printemps 2012

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MARTINE DESJARDINS
PC

L'ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, sera le premier témoin entendu devant la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012, dont les audiences débutent lundi à Montréal.

L'ancienne leader étudiante a confirmé sa présence aux audiences à Radio-Canada, mais elle a précisé qu'elle n'accorderait pas d'entrevue afin de réserver son témoignage pour la commission présidée par l'ancien ministre péquiste Serge Ménard.

Martine Desjardins a joué un rôle important lors des négociations lors du conflit étudiant avec le gouvernement libéral de Jean Charest.

Elle était à la tête de la FEUQ, qui regroupe 13 associations représentant 125 000 étudiants.

La FEUQ a été créée à la suite du dégel des droits de scolarité de 1989. Elle a pour principal mandat de défendre les droits et intérêts des étudiants, notamment auprès des gouvernements, des intervenants du domaine de l'éducation et des intervenants de la société civile.

La commission Ménard a été créée le 8 mai dernier afin d'analyser les circonstances des manifestations et des actions de perturbation. Elle doit également évaluer les impacts des événements du printemps 2012 sur la population.

Elle a pour mandat de formuler des recommandations au ministre de la Sécurité publique au plus tard le 20 décembre prochain.

Son président Serge Ménard sera secondé par deux commissaires, l'ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau et l'ex-juge Bernard Grenier.

Une commission critiquée de partout

Dès son annonce par le gouvernement Marois, la commission a essuyé de nombreuses critiques, notamment de la part du Parti libéral du Québec. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Robert Poëti, a affirmé n'y voir qu'une « opération de récupération politique injustifiable » et une « perte d'argent ».

Il a également mis en doute la neutralité de Claudette Carbonneau, sachant que la CSN a offert une aide logistique au mouvement étudiant au printemps 2012.

Le PLQ n'était pas le seul à décrier cette commission. L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a, elle aussi, rejeté l'idée d'y prendre part.

Le regroupement étudiant a estimé que dans sa forme actuelle, la commission présidée par Serge Ménard n'était pas crédible.

La Fraternité des policiers et des policières de Montréal et deux autres syndicats de policiers ont annoncé leur refus de coopérer avec ladite commission.

Ces critiques ont mis le président de la commission sur la défensive. S'adressant aux médias le 30 août, Serge Ménard a assuré que la commission avait la collaboration de la majorité des acteurs impliqués dans la contestation étudiante et qu'elle disposerait de tous les témoignages nécessaires pour s'acquitter de son mandat.

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