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Vancouver: le centre d'injection supervisée Insite célèbre ses dix ans

20/09/2013 07:45 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST
Radio-Canada

Le centre d'injection supervisée Insite de Vancouver, le seul centre légal du genre en Amérique du Nord, célèbre dix ans d'existence.

Selon la régie de la santé Vancouver Coastal, le centre a reçu plus de deux millions de visites depuis 2003.

À 1418 reprises, des clients du centre ont fait une surdose, mais il n'y a jamais eu de décès.

La prévention des décès par surdose est d'ailleurs un des objectifs du centre, avec celui d'aiguiller ceux qui dépendent de la drogue vers des services de désintoxication et de soutien.

Le centre est en grand succès, selon Liz Evans, la directrice administrative de la société de l'hôtel Portland qui en assure la gestion.

« Je veux que le centre soit maintenu, qu'il serve de modèle pour d'autres communautés, et qu'il continue à faire le lien entre ceux qui dépendent des drogues et les services offerts », a-t-elle souligné.

Victoire face au pouvoir fédéral

Au cours des ans, Insite a dû faire face à de nombreux défis, dont une tentative du gouvernement fédéral en 2011 de mettre fin à l'exemption aux lois sur les drogues qui lui permet d'offrir ses services aux toxicomanes de Vancouver.

« La Cour suprême et la Cour d'appel de la Colombie-Britannique ainsi que la Cour suprême du Canada ont toutes maintenu que le droit d'une personne dépendante à la drogue de recevoir des soins de première ligne au centre Insite devait être protégé », a expliqué un des demandeurs dans cette cause, Dean Wilson.

« Cette décision, en plus du soutien du public, des nombreuses manifestations, des événements médiatiques, et des veilles à Vancouver, Ottawa et ailleurs au pays ont permis à Insite de rester ouvert », a-t-il ajouté.

« Nous avons gagné le jour où le centre a ouvert ses portes, et maintenant, après avoir sauvé des vies pendant dix ans, nous avons l'opportunité de jeter un regard sur l'avenir partout au pays, et de penser à tous les Canadiens qui souffrent des conséquences de la dépendance », a conclu Dean Wilson.

En réponse à sa défaite en cour et à l'intérêt suscité par Insite ailleurs au pays, notamment à Toronto et Montréal, le gouvernement fédéral a annoncé en juin dernier son intention d'édicter des règles strictes pour ouvrir d'autres centres d'injection supervisée.

La première injection supervisée au centre Insite a eu lieu le 21 septembre 2003. Le Centre accueille maintenant de 700 à 800 visiteurs chaque jour.

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