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É.-U.: la Chambre des représentants assène un camouflet à Barack Obama

20/09/2013 05:45 EDT | Actualisé 20/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - La Chambre des représentants des États-Unis a voté vendredi pour affaiblir la loi sur la santé du président Barack Obama dans le cadre d'un pari risqué pouvant entraîner une suspension partielle des activités gouvernementales dans une semaine et demie.

La lutte entre républicains et démocrates se poursuit alors qu'une mesure doit impérativement être votée pour permettre au gouvernement de continuer à obtenir du financement après le début d'une nouvelle année financière, le 1er octobre. Habituellement, une telle décision est appuyée de façon bipartisane, mais des militants du Tea Party ont forcé les leaders républicains à ajouter au projet de loi une mesure qui sape la réforme sur la santé, la pierre angulaire du premier mandat du président Obama.

Les républicains ont accueilli le vote avec plaisir, affirmant que l'«Obamacare» était une catastrophe forçant la réduction des heures travaillées, augmentant les prix de l'assurance-santé, et qu'elle était mise en place de façon injustement. Les républicains de la Chambre des représentants en sont à plus de 40 votes pour couler une partie ou l'ensemble de la réforme.

Le vote en Chambre laisse présager d'une confrontation avec le Sénat, à majorité démocrate, qui a promis de retirer la motion anti-Obamacare et de mettre au défi les représentants de voter la version modifiée pour que le président Obama l'adopte.

Décidée à ne pas céder au bluff, la Maison-Blanche a assuré qu'elle opposerait son veto à toute loi sapant la réforme de la santé.

Cet affrontement s'inscrit dans un combat encore plus important, soit celui du relèvement du plafond de la dette, essentiel pour que l'État puisse continuer à payer ses factures. Les démocrates ont martelé qu'ils ne seraient pas les otages des républicains et ne leur offriraient pas des victoires législatives sur un plateau.

Les leaders républicains n'ont pas dit ce qu'ils comptaient faire quand la loi modifiée reviendrait en Chambre, mais alors que la date limite du 30 septembre approche, une nouvelle série d'affrontements législatifs pourrait entraîner la première «fermeture» du gouvernement depuis la bataille de 1995-1996 qui a permis au président Bill Clinton de retrouver la faveur de l'électorat.

Le président Obama a par ailleurs déclaré qu'il n'accepterait pas de nouvelles compressions, après avoir cédé, en 2011, et avoir accordé 2100 billions $ US de restrictions budgétaires pour les 10 prochaines années.

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