Contrairement à ce que vous pensez, être ivre sans avoir à ouvrir votre porte monnaie est bien moins drôle que cela peut en avoir l'air. En témoigne cette histoire vraie. Nous sommes en 2009 lorsqu'un Texan de 61 ans se présente aux Urgences locales à la suite d'une sévère intoxication alcoolique.

Alors que l'homme insiste sur le fait qu'il n'a pas bu une seule goutte d'alcool, les médecins diagnostiquent un taux d'alcoolémie de 0,35g/L de sang; soit près de cinq fois supérieur à la limite légale pour conduire dans l'État. Or, cela fait désormais six ans que l'homme ne peut plus boire plus de deux bières sans être excessivement saoul.

Son cas a été l'objet d'une étude scientifique publiée récemment. Il a en effet fallu des semaines d'examens médicaux pour découvrir que le patient était en réalité atteint par une affection insolite.

Une distillerie vivante

Ne parvenant à établir un diagnostic, l'équipe médicale qui l'a reçu décide alors de réaliser une expérience: l'homme est isolé dans une chambre vide, sa nourriture est contrôlée et toutes visites lui sont interdites.

Reste que son taux d'alcoolémie ne cesse de croître pendant la journée, pour finalement atteindre 0,12g/L. Le diagnostic est clair: cet homme peut synthétiser de l'alcool, la levure stockée dans son intestin transformant le sucre en éthanol.

Cette accumulation particulière de Saccharomyces cerevisiae (levure de bière) peut survenir après une prise importante d'antibiotiques. En tuant toutes les bactéries, les médicaments laissent le champ libre à la levure de bière.

Le pauvre sexagénaire, qui était d'ailleurs équipé d'une brasserie à domicile, n'aura donc plus besoin de se servir de l'appareil à des fins personnelles.

Selon l'étude publiée dans l'International Journal of Clinical Medicine, le traitement proposé pour venir à bout de ce dysfonctionnement organique est une bonne dose d'anti-fongiques et d'un régime faible en glucides.

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  • Parce que ça vous rend plus intelligent

    Aux Etats-Unis, les scientifiques de l'Université de l'Illinois ont découvert qu'après quelques verres d'alcool, la créativité augmentait de 50% quand le temps de réaction diminuerait de 25%. Selon une étude <a href="http://www.nypost.com/p/news/opinion/opedcolumnists/cheers_e2BUs2Q8AhleSbTuMGrv7I" target="_hplink">citée dans le <em>New York Post</em></a> et publiée cette année dans la revue <em>Consciousness and Cognitio</em>, des psychologues qui ont donné à leurs patients assez de cocktails vodka-cranberry pour atteindre la limite légale d'alcoolémie américaine -0.08 gramme-, leur ont demandé de s'isoler avec une liste de trois mots: pêche ("peach"), bras ("arm") et goudron ("tar"). Le but étant de revenir le plus rapidement possible avec un quatrième mot qui s'accorderait parfaitement avec les trois premiers. Pour les curieux, ce mot mystère est fosse ("pit"), ce qui nous donne aisselle ("armpit"), noyau ("peachpit") et puits de goudron ("tar pit"). Les volontaires qui avaient bu ont donné plus de bonnes réponses et cela plus rapidement. Ils ont résolu 9 jeux de mots en moyenne, contre 6 pour le groupe des sobres, et sont arrivés avec leurs réponses 3 secondes avant les abstinents. 25% plus vite, 50% plus créatif!

  • Parce que c'est bon pour vos os

    Le <a href="http://www.dailymail.co.uk/health/article-1205872/How-beer-stop-bones-going-brittle.html" target="_hplink">Daily Mail</a> rapporte qu'une étude britannique (encore eux, évidemment) s'est rendue compte que boire de la bière ne serait pas mauvais pour vos os. Elle contiendrait quelques ingrédients essentiels à la santé de vos os, tels que l'éthanol qui permettrait de diminuer la perte osseuse, ou encore le silicium, un composé qui joue un rôle important dans la formation des os. N'allez pas croire que la bière vous rendra plus fort(e). Ce bénéfice s'applique surtout aux femmes touchées par la ménopause qui ont besoin de silicium. Une pinte de bière contiendrait 8 milligrammes de silicium, l'équivalent d'un ters de l'apport quotidien recommandé. Mesdames, faites tout de même attention, le Daily Mail rapporte qu'une autre étude doublerait vos chances de développer un psoriasis, une maladie autoimune de la peau. Entre la peau et les os, il faut parfois savoir choisir.

  • Parce que vous ne prendrez pas de ventre

    C'est un mythe. En 2009, des chercheurs de l'Université de Göteborg (comme par hasard) ont cherché à savoir s'il y avait un lien réel entre consommation de bière et circonférence de l'abdomen. Bilan :<a href="http://www.nature.com/ejcn/journal/v63/n9/full/ejcn200939a.html" target="_hplink"> rien du tout</a>. Aucun rapport. Ce qui ne veut pas dire que la bière n'est pas calorique. Donc n'allez pas faire n'importe quoi non plus. Plus de 20 000 Allemands ont été pesés, mesurés, et ont répondu à un questionnaire sur leur consommation quotidienne de bière. Certes, boire de la bière a contribué à accroître la bedaine de certains des participants, mais pas que. Plus on boit de bière, plus on engraisse tout son corps, et pas uniquement le ventre. La bière ne serait donc pas plus responsable de la bedaine que le laisser-aller général des individus.

  • Parce que c'est votre argument minceur

    Vous allez dire que c'est n'importe quoi. Et pourtant, des chercheurs espagnols se sont rendus compte que la bière contient de l'acide folique, des vitamines, du fer et du calcium, autant d'éléments qui peuvent avoir un effet protecteur sur le système cardiovasculaire. Ils recommandent même de boire<a href="http://www.telegraph.co.uk/health/healthnews/8258224/A-pint-of-beer-a-day-keeps-the-doctor-away.html" target="_hplink"> un verre de bière par jour</a>. Le docteurs <a href="http://polyphenolresearch.com/members/ramon-estruch-phd-1" target="_hplink">Estruch</a> et Lamuela ont analysé le cas de 1249 hommes et femmes de plus de 57 ans. Ceux qui buvaient de faibles quantités de bière de manière régulière ont présenté moins de risque de souffrir de diabète ou d'hypertension. Ils présentaient aussi moins de graisse corporelle Les deux mêmes ont aussi montré que <a href="http://vidayestilo.terra.com.co/mujer/la-cerveza-hidrataria-igual-que-el-agua-luego-del-deporte,0e355508780a2310VgnVCM20000099f154d0RCRD.html" target="_hplink">boire de la bière hydrate autant que de boire de l'eau</a> après le sport. Ben voyons.

  • Parce que vous saurez rester sobre

    Comment? Tout simplement parce que vous êtes quelqu'un de très informé et qu'une <a href="http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0043007?imageURI=info:doi/10.1371/journal.pone.0043007.g002#cor1" target="_hplink">étude britannique</a> publiée récemment ne vous a pas échappé. Mais que dit-elle cette étude? Que les verres en forme de flûte incitent davantage à boire que les chopes classiques. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire. Pour le savoir, le docteur <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CB0QFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.bris.ac.uk%2Fexpsych%2Fpeople%2Fangela-s-attwood%2Findex.html&ei=04ZcULnUAoic0AW2moGwBA&usg=AFQjCNERGCmQihkuVbQGTMVcBREZFmy6bA" target="_hplink">Angela Attwood</a> de l'Université de Bristol au Royaume-Uni a invité 160 volontaires à boire de la bière. Âgés de 18 à 40 ans, le docteur Atwood les a installés devant un documentaire animalier. Certains avaient des pintes en flûte, d'autres des chopes classiques. Ceux qui avaient des verres en forme de flûte ont terminé leur bière deux fois plus vite que les autres. CQFD.

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