NOUVELLES

Fin de la saga Delarosbil pour garder son chien d'assistance

19/09/2013 10:28 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

Robert Delarosbil peut définitivement tourner la page après plus de deux ans de longues et pénibles démarches judiciaires.

L'homme qui souffre d'un handicap auditif va officiellement pouvoir conserver son chien d'assistance dans l'immeuble à condos où il habite.

La dame de 74 ans qui s'était opposée à l'entente intervenue avec le syndicat des copropriétaires du Verre-Bourg a retiré sa requête. L'affaire a été entendue, jeudi matin, au palais de justice de Québec.

C'est tout un soulagement pour Robert Delarosbil, qui était très ému à la sortie du tribunal. « Je suis très heureux. Je tiens à remercier tous les gens. Ça a été dur depuis le début. Mais là, on sentait que ça allait tourner pour nous autres. C'est une belle journée », a-t-il dit, la voix tremblante d'émotions.

Ange-Emma Gauthier était toutefois absente devant tribunal pour des raisons de santé. En raison de graves problèmes d'allergies et sa peur des chiens, Mme Gauthier s'opposait à la présence du chien d'assistance de Robert Delarosbil dans l'immeuble où elle habite.

Son avocat a lu une lettre dans laquelle la dame disait n'avoir jamais voulu porter préjudice à Robert Delarosbil en déposant sa requête. Ange-Emma Gauthier voulait simplement faire valoir ses droits.

Sa démarche lui a valu des critiques de la part d'autres copropriétaires. La dame dit avoir reçu des appels de menaces et des actes de vandalisme ont été commis chez elle. Devant la pression, elle a préféré tout laisser tomber.

L'entente intervenue avec Robert Delarosbil et le syndicat des copropriétaires autorise la présence d'un chien d'assistance, même si les animaux sont interdits dans l'immeuble. Elle devait être entérinée de façon unanime devant le tribunal pour être valide.

Seule Ange-Emma Gauthier s'y était opposée le 27 août dernier en déposant sa requête en Cour supérieure.

Des règles à changer

L'ancien député péquiste Rosaire Bertrand, qui habite au Verre-Bourg, souhaite que cette cause permette de modifier les règles de copropriétés. Il veut demander au ministère de la Justice de revoir le Code civil pour les rendre plus flexibles.

« J'espère que ça va amener tout le monde à réfléchir sur les règlements qu'on fait dans nos condos, que ça va faire réfléchir les gens des associations qui défendent les copropriétaires », soutient M. Bertrand.

Toute cette saga judiciaire aura coûté plus de 225 000 $, incluant les frais d'environ 50 000 $ pour M. Delarosbil. L'ensemble de la facture doit être payée par les copropriétaires du Verre-bourg.

PLUS:rc