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Du Lightning aux Voltigeurs, Martin Raymond s'est bien adapté à la LHJMQ

19/09/2013 03:04 EDT | Actualisé 19/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les Voltigeurs de Drummondville ont beau avoir connu un départ en trombe, le processus d'adaptation n'est pas encore complété sous la direction du nouvel entraîneur-chef Martin Raymond.

Celui-ci vient d'arriver à la barre de l'équipe de la LHJMQ après avoir terminé son contrat avec le Lightning de Tampa Bay. C'est la première fois que l'ancien entraîneur-chef des Redmen de McGill et entraîneur adjoint des Bulldogs de Hamilton — aux côtés de Guy Boucher — dirige des moins de 20 ans dans une compétition de longue haleine.

«La période d'adaptation, on est encore dedans», a souligné Raymond lors d'un entretien téléphonique avec La Presse Canadienne, quelques jours après que les Voltigeurs eurent remporté leurs deux premiers matchs de la saison régulière, 6-3 contre les Huskies de Rouyn-Noranda et 7-2 contre les Foreurs de Val-d'Or.

«Nos unités spéciales ont été très bonnes, mais on a encore du travail à faire à cinq contre cinq, a dit Raymond des deux rencontres disputées à domicile. On a mis beaucoup d'emphase sur le jeu dans notre zone jusqu'ici, mais pas beaucoup sur le jeu en zone neutre. Il y a encore du pain sur la planche.»

Les joueurs des Voltigeurs devront maintenant montrer à Raymond comment ils réagissent à l'étranger, alors qu'ils rendront visite à l'Océanic de Rimouski, vendredi, puis au Phoenix de Sherbrooke, dimanche.

L'ancien adjoint de Boucher à Tampa a dit avoir apprécié le fait d'avoir disputé sept matchs préparatoires, ce qui lui a permis de s'acclimater à son nouvel environnement. Il a eu le temps d'apprendre à juger ce qu'il était en mesure d'exiger de ses joueurs.

«Je devais voir comment ils réagissent, s'ils sont toujours concentrés et prêts à travailler fort, et quelles sont les choses qu'il faut leur rappeler le plus souvent», a-t-il décrit.

«Chaque entraîneur sait à quoi il veut que son équipe ressemble au bout d'un certain temps. Mais quand tu ne connais pas les particularités de ce groupe d'âge-là, c'est plus dur de savoir si tu vas y arriver selon les échéances prévues, ou si tu vas devoir être patient.»

Raymond a vécu un peu des deux jusqu'ici, mais il a beaucoup profité des conseils de son entourage, dont ceux de son adjoint Louis Robitaille, qui était déjà en place chez les Voltigeurs.

«Louis m'est utile dans beaucoup de facettes et il me donne un gros coup de main. Je tiens compte de plusieurs de ses opinions», a indiqué Raymond.

Robitaille, de son côté, estime que Raymond s'est vite adapté à son nouvel environnement, même s'il avait beaucoup de choses à apprivoiser.

«Dans le junior, après avoir donné un conseil à un joueur de 20 ans, tu te retournes et tu te trouves face à un 16 ans, a noté Robitaille. Il y a beaucoup de différences entre ces deux âges-là. Ce n'est pas comme diriger un joueur de 28 ans et un autre de 24 ans (dans la LNH).»

Raymond a par ailleurs louangé l'attitude de Robitaille même si celui-ci aspirait initialement à son poste.

«Il m'a accueilli à bras ouverts, a souligné Raymond. Il est très honnête et très loyal.»

«Quand Mario Duhamel a quitté pour se joindre à l'Avalanche du Colorado, le poste d'entraîneur-chef m'intéressait parce que c'est ce que je vise à long terme, a indiqué Robitaille. Mais quand (le d.g.) Dominic Ricard m'a dit que son candidat no 1 était Martin, c'est devenu vite évident pour moi que c'était là le bon choix. Je suis entraîneur (dans la LHJMQ) depuis trois ans seulement, j'en ai encore à apprendre, alors c'est sûr que la présence de Martin ne m'apportera que du bon étant donné son expérience dans la LNH. Je vais continuer mon apprentissage.»

Raymond et Robitaille tenteront cette saison de faire progresser les Voltigeurs le plus rapidement possible, sans se fixer des objectifs trop lointains.

«On va se concentrer sur le processus et vivre au présent. On veut progresser pour qu'on soit à notre meilleur niveau possible à l'approche des séries», a dit Raymond, qui entend s'appuyer sur ses «pierres angulaires» que sont les attaquants Matthew Boudens, Jérôme Verrier, Olivier Caouette et Alexandre Roy, ainsi que les défenseurs Francis Lambert-Lemay et Charles-David Beaudoin.

Raymond a aussi louangé l'appui de Ricard à ses débuts avec les Voltigeurs. C'est d'ailleurs en raison de la présence du d.g. qu'il a accepté de s'amener à Drummondville. Du moins, après que son bon ami Guy Boucher eut fait un bon travail de persuasion.

«Quand j'étais à Syracuse, où je terminais mon contrat avec le Lightning, et que le poste à Drummondville s'est ouvert, c'est sûr que Guy a eu son mot à dire. Je pense qu'il a convaincu les Voltigeurs de m'appeler, tout comme il m'a convaincu que je devais aller à Drummondville.»

Il faut dire que Raymond connaissait déjà fort bien la «culture d'entreprise» qui règne chez les Voltigeurs.

«C'est Guy qui me l'a fait connaître quand il était entraîneur ici. J'étais alors entraîneur à McGill et quand j'allais faire du rercrutement à Drummondville, on passait souvent plusieurs heures à parler de hockey avec Dominic et lui dans son bureau après les matchs.

«Cette culture que Guy et Dominic ont amenée dans l'équipe... L'attitude, les valeurs, je les sens encore dans mes conversations avec tout le monde ici.»

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