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Violence en Rép. centrafricaine: HRW exige des sanctions contre les responsables

18/09/2013 01:49 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST

DAKAR, Sénégal - Les rebelles qui ont renversé le président de la République centrafricaine il y a six mois tuent de nombreux civils en toute impunité, allant même dans un cas jusqu'à ouvrir le feu sur une femme qui marchait dans la rue et à la laisser pour morte alors que son bébé hurlait, a déclaré mercredi Human Rights Watch (HRW).

Dans un rapport documentant les meurtres et la destruction de plus de 1000 maisons dans le pays africain, l'organisme de défense des droits humains basé à New York a réclamé des sanctions contre les leaders responsables de ces crimes.

HRW a aussi exhorté la communauté internationale à soutenir une mission de paix organisée par l'Union africaine pour protéger la population civile dans la foulée du coup d'État perpétré en mars par une coalition de groupes d'insurgés baptisée Seleka.

Daniel Bekele, le responsable de HRW pour l'Afrique, a affirmé que les chefs de la Seleka avaient promis un nouveau commencement aux Centrafricains, mais qu'ils avaient plutôt attaqué, pillé et tué les civils.

Situé au coeur du continent africain, la République centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres au monde où l'espérance de vie est de 48 ans.

Le nord du pays est depuis longtemps tourmenté par des groupes rebelles. À la fin de 2012, ces derniers ont décidé de s'unir pour chasser le président François Bozizé, qui était au pouvoir depuis 10 ans.

Depuis leur victoire, les insurgés ont été accusés d'avoir commis plusieurs crimes allant du pillage au meurtre, en passant par le viol et le recrutement d'enfants soldats.

Le leader rebelle devenu président Michel Djotodia a promis de rétablir l'ordre et d'organiser des élections d'ici janvier 2015, mais les attaques contre les civils ont augmenté depuis que HRW a réalisé son enquête entre avril et juin.

Les Nations unies estiment qu'il y a maintenant 225 000 personnes déplacées sur le territoire de la République centrafricaine et que près de 63 000 nouveaux réfugiés ont pris la fuite dans les pays voisins.

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