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Le patron de Starbucks ne veut plus de clients armés dans ses cafés

18/09/2013 02:07 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST
AFP

WASHINGTON - Howard Schultz, le patron de la chaîne de cafés américains Starbucks, a "respectueusement" demandé à ses clients de ne plus venir armés dans ses établissements aux États-Unis, dans une lettre ouverte publiée sur le site internet du groupe.

Dans cette missive publiée tard mardi soir, au lendemain de la fusillade qui a fait 13 morts, dont le tireur, à Washington, M. Schultz dit être pleinement conscient du "débat passionné entre les partisans et les opposants aux lois concernant le +port apparent+ des armes adoptées dans de nombreux États" américains et qui permettent à n'importe quel citoyen d'ouvertement porter une arme en public.

Mais le débat autour de cette question "est devenu de plus en plus discourtois et parfois même menaçant", regrette-t-il. Des militants du "port apparent" ont même organisé des événements à caractère franchement partisan dans certains Starbucks, rapporte-t-il, donnant ainsi "sournoisement" l'impression que la société y était associée.

"La présence d'armes dans nos magasins déconcerte et irrite nombre de nos clients", explique-t-il encore.

En conséquence, Howard Schultz demande "respectueusement à (ses) clients de ne plus venir armés", tout en prenant soin de préciser qu'il ne s'agit pas d'une "interdiction", mais d'une "demande".

Le débat sur l'encadrement de l'acquisition et du port des armes à feu s'enflamme régulièrement aux Etats-Unis entre les tenants du Deuxième amendement, qui garantit le droit des citoyens à détenir une arme, et ceux qui veulent une réglementation plus stricte.

Après la mort de 12 personnes lundi à Washington, tuées par un ancien de la Marine, le président américain Barack Obama a appelé le Congrès à ranimer le projet de réforme des lois encadrant les armes à feu, enterré en avril en raison de l'opposition inflexible de la plupart des républicains, ainsi que du lobby des armes.

Et sur CNN, Howard Schultz a défendu sa décision, soulignant que Starbucks "ne faisait pas de politique et n'était ni en faveur des armes, ni contre".

Pour autant, sa lettre a déchaîné les passions.

Dans la partie réservée aux commentaires du site du groupe, un client s'adresse directement à M. Schultz, l'assurant que sa décision "ne rebute pas les clients. Au contraire, ils vont augmenter, car la majorité des citoyens de ce pays veut un contrôle des armes plus strict".

En revanche, un autre assure qu'il ne boira plus de café de Starbucks et qualifie ses dirigeants de "gauchistes cupides".

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