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Les changements climatiques au centre des débats à la Chambre des représentants

18/09/2013 04:30 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Les positions du président américain Barack Obama sur les changements climatiques sont bien connues, et avec les désaccords sur le projet d'oléoduc Keystone XL, ses deux nouveaux responsables de l'environnement ne se sont pas gênés, mercredi, pour réprimander ceux qui doutent du réchauffement planétaire.

«Les preuves sont écrasantes, la science est catégorique», a affirmé le secrétaire de l'Énergie, Ernest Moniz, lors d'une audience de la commission de l'énergie et du commerce à la Chambre des représentants à Washington, où une poignée de républicains sont toujours sceptiques quant aux changements climatiques.

«L'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère causés par l'activité humaine, et en particulier la combustion des énergies fossiles, a atteint un niveau qui influence profondément le climat», a-t-il affirmé.

M. Moniz et la directrice de l'influente agence américaine de protection de l'environnement, Gina McCarthy, ont été questionnés sur les futurs quotas d'émissions de gaz à effet de serre, lesquels auront, selon les opposants, des effets dévastateurs sur l'économie des États producteurs de charbon.

«Les problèmes causés par l'homme ne représentent que quatre pour cent des émissions totales dans le monde; les causes naturelles, 96 pour cent», a dit David McKinley, un républicain de la Virginie-Occidentale, une région productrice de charbon.

«L'administration met notre pays à risque. (...) Le président ne peut pas priver les gens de partout dans le monde d'énergies abordables et d'emplois stables», a-t-il affirmé.

L'environnementaliste californien Henry Waxman, membre de la commission, a qualifié les remarques de M. McKinley d'«incroyablement fausses et contraires à tout ce que disent les gens de la communauté scientifique».

À l'extérieur de l'audience de la commission, le leader de la majorité à la Chambre des représentants, Eric Cantor, a affirmé aux médias que les leaders républicains de la chambre avaient une nouvelle stratégie pour forcer l'administration Obama à autoriser le projet Keystone XL: inclure des clauses forçant l'avancement du projet d'oléoduc dans le projet de loi visant à augmenter la limite d'endettement du gouvernement.

«Cette semaine, nous dévoilerons un plan pour améliorer la capacité du pays à emprunter, tout en retardant la réforme du système de santé d'Obama et en protégeant les familles de la classe moyenne de ses horribles effets», a-t-il affirmé.

Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, prépare un projet de loi qui empêcherait l'agence de protection de l'environnement d'imposer de nouveaux quotas d'émissions de gaz à effet de serre. Le texte se nommerait «Loi 2013 pour sauver les emplois du charbon» («Sauve Coal Jobs Act of 2013» en anglais).

Le projet Keystone XL n'a pas été directement discuté lors de l'audience de la Chambre, mercredi, possiblement parce que Mme McCarthy et M. Moniz se sont toujours gardés de commenter les avantages d'un oléoduc.

Le département d'État, qui doit donner son approbation finale, étudie toujours le projet Keystone XL.

Des dizaines de rassemblements sont prévus le week-end prochain à travers les États-Unis dans le cadre d'une journée de mobilisation des défenseurs de l'environnement.

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