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Le secteur public grec fait grève

18/09/2013 05:50 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST

Enseignants et personnels des hôpitaux publics ont entamé mercredi en Grèce un mouvement de grève de 48 heures pour protester contre un plan de réformes prévoyant des suppressions de postes et une mobilité imposée dans la fonction publique.

Ce mouvement de grève, organisé à l'appel du principal syndicat de fonctionnaires, Adedy, intervient quelques jours avant la venue à Athènes de la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) qui doit faire le bilan des réformes engagées dans le pays.

« Un long, pénible et douloureux hiver a commencé », a déclaré Adedy, qui représente 2,5 millions de salariés avec le syndicat du secteur privé GSEE. En vérité, chaque visite de la troïka voit notre dignité nationale détruite. L'économie et la société sont ruinées. »

Athènes doit imposer un plan de mobilité à 25 000 fonctionnaires d'ici la fin de l'année. Ils feront alors l'objet d'une évaluation et se verront proposer d'autres emplois sous
peine d'être licenciés. La Grèce doit également supprimer 15 000 postes au sein de l'administration sur la période 2013-2014.

Le mouvement de grève s'est étendu aux journalistes, avocats, employés municipaux ainsi qu'à ceux des services fiscaux et des douanes.

Plusieurs manifestations sont prévues et devraient aboutir à un grand rassemblement devant le Parlement sur la place Syntagma, théâtre de plusieurs manifestations contre les politiques d'austérité.

La question du licenciement de fonctionnaires est particulièrement sensible dans un pays touché de plein fouet par la crise. Le taux de chômage approche les 28 % et la pauvreté n'a cessé de s'accroître avec la récession depuis six ans.

Reuters

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