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L'Iran ne produira jamais de bombe nucléaire, insiste Rohani

18/09/2013 07:15 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST
AFP

WASHINGTON - Le nouveau président iranien Hassan Rohani a assuré que son pays ne produirait jamais de bombe nucléaire, répétant la position déjà énoncée par les dirigeants de la république islamique, dans un entretien diffusé mercredi.

"Dans aucune circonstance nous ne chercherons à obtenir des armes de destruction massive, dont des armes nucléaires, et ce ne sera jamais le cas", a déclaré M. Rohani à l'antenne de la télévision américaine NBC.

"Nous n'avons jamais cherché à obtenir une bombe nucléaire, et nous n'allons pas le faire", a encore promis le dirigeant iranien. "Nous voulons seulement une technologie nucléaire pacifique".

Il a aussi affirmé que malgré la prééminence du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, sur le système politique iranien, son gouvernement "a tous les pouvoirs et une autorité complète" sur la question nucléaire.

"Le problème ne viendra pas de notre côté", car "nous avons suffisamment de marge de manoeuvre politique pour résoudre ce problème".

Washington ne cesse d'agiter le spectre d'une action militaire en Iran si la diplomatie et les sanctions internationales ne dissuadent pas Téhéran de se doter de l'arme atomique. L'Iran dément que son programme nucléaire soit pensé à des fins militaires.

M. Rohani a aussi été interrogé sur la Syrie, dont le gouvernement figure parmi les principaux alliés de Téhéran dans la région.

L'administration du président américain Barack Obama accuse le gouvernement de Damas d'avoir été à l'origine d'une attaque chimique meurtrière le 21 août, mais a renoncé dans l'immédiat à des bombardements contre le régime de Bachar al-Assad après un accord russo-américain portant sur la mise sous contrôle international de l'arsenal chimique du pays.

"Nous ne sommes pas le gouvernement syrien", a indiqué M. Rohani. "Nous sommes l'un des pays de cette région qui demande la paix et la stabilité, et l'élimination de toutes les armes de destruction massive dans toute la région", a-t-il ajouté.

"Nous considérons que la guerre est une faiblesse. Tout gouvernement qui décide de lancer une guerre, nous considérons qu'il s'agit d'une faiblesse" de sa part, a-t-il assuré, au sujet de la décision de M. Obama de ne pas lancer de frappes en Syrie.

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