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El-Assad continue de nier avoir conduit l'attaque chimique contre Ghouta

18/09/2013 10:48 EDT | Actualisé 18/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Le président syrien Bachar el-Assad affirme qu'un rapport de l'ONU ayant trouvé des «preuves claires et convaincantes» d'une attaque au gaz sarin en Syrie le mois dernier est «irréaliste». Il continue de nier que son régime ait orchestré cette attaque qui a fait des centaines de morts.

L'entrevue, diffusée mercredi, a été réalisée à Damas par l'ancien membre démocrate du Congrès et collaborateur de Fox News, Dennis Kucinich, et le correspondant de Fox News Channel, Greg Palkot.

Le président a dit que son gouvernement se conformera à l'accord conclu entre les États-Unis et la Russie pour rendre ses armes chimiques. Il a soutenu que, selon des estimations, la destruction de ses arsenaux coûtera environ un milliard de dollars et prendra environ un an.

«Nous n'avons pas dit que nous allons nous joindre aux efforts de façon partielle. Nous allons le faire totalement. Nous avons transmis la lettre. Nous avons transmis le document. Nous nous sommes engagés à respecter toutes les modalités de cet accord.»

Il a aussi affirmé que la Syrie était prête à discuter avec des experts au sujet des aspects techniques des armes chimiques. Le gouvernement est prêt à fournir une liste des armes et à fournir des experts pour accéder aux endroits où elles sont entreposées.

«On peut le faire dès demain, a-t-il assuré. Ce n'est pas une question de volonté, c'est une question technique.»

Il a accusé des groupes rebelles d'avoir employé le gaz sarin, ajoutant en avoir remis les preuves à la Russie. M. el-Assad a aussi affirmé que la Russie détenait la preuve, par l'un de ses satellites, que les missiles avaient été lancés d'une zone qui n'est pas celle déterminée par les experts de l'ONU.

«L'histoire ne se tient pas debout, a dit le président syrien. Ce n'est pas réaliste. Nous n'avons pas employé d'armes chimiques à Ghouta.»

Il a prétendu que les rebelles, qui comptent dans leurs rangs des extrémistes islamistes, ont pu posséder des stocks de gaz sarin.

Cherchant sans doute à faire peur aux nations occidentales, M. el-Assad a soutenu que les forces rebelles étaient composées de 80 à 90 pour cent de membres d'al-Qaïda ou d'autres groupes affiliés.

Le président n'a encore jamais discuté avec son homologue américain Barack Obama. Le souhaite-t-il ? Tout dépendrait de la teneur de la conversation, a-t-il répondu. Il a ajouté qu'il dirait à M. Obama d'écouter «le bon sens commun» du peuple américain.

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