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Malgré sa rencontre avec l'UPAC, Couillard ne fait pas l'objet d'une enquête

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PHILIPPE COUILLARD
SRC

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, confirme qu'il a reçu la visite de deux enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) mercredi matin, a appris Radio-Canada.

Il a été rencontré à titre de chef de la formation, a-t-il précisé, ajoutant qu'il ne fait l'objet d'aucune enquête. Aucun membre actuel du caucus des députés libéraux n'est visé non plus, a-t-il affirmé.

M. Couillard a fait cet aveu par souci de transparence. Le chef libéral a été critiqué au sein même de son caucus, notamment par le député de Côte-du-Sud, Norbert Morin, qui a qualifié d'« erreur » le fait de ne pas avoir informé le caucus libéral de la perquisition menée par l'UPAC à la permanence du parti à Montréal, en juillet dernier.

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Le chef libéral a donné peu de détails sur la discussion qu'il a eue avec les enquêteurs. Il n'a pas voulu mentionner les noms évoqués lors de cette rencontre, affirmant que cela pourrait avoir un impact sur ces personnes.

« La conversation a porté sur les pratiques de l'organisation », s'est contenté de dire M. Couillard, décrivant la rencontre comme « une expérience humaine pas agréable » et « particulière ».

Mardi, Philippe Couillard avait déclaré qu'il n'était au courant d'aucun détail de l'enquête et ignorait ce que les policiers cherchaient lors de leur passage dans les locaux du parti. M. Couillard a cependant tenu à préciser qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

Les perquisitions qui ont eu lieu en juillet dernier aux bureaux du Parti libéral du Québec visaient un groupe de quelques ex-parlementaires, selon des informations obtenues par le journaliste de l'émission Enquête, Alain Gravel.

Selon ses sources, l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau est du nombre.

Alain Gravel souligne que l'enquête est de nature criminelle, puisque c'est automatiquement le cas lorsque l'UPAC se mêle d'un dossier. « Ça ne signifie pas que ces gens-là vont faire face à des accusations », remarque-t-il toutefois.

Pour l'instant, peu de choses ont filtré de ces perquisitions.

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