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Chant d'initiation pro-viol : UBC veut changer la culture universitaire

18/09/2013 02:16 EDT | Actualisé 17/11/2013 05:12 EST

Un texte de Annick Forest

L'Université de la Colombie-Britannique (UBC) adoptera des mesures afin que tous les membres de la communauté universitaire comprennent que les chants préconisant le viol de mineurs sont inacceptables.

Les mesures ont été annoncées mercredi matin par le président de UBC, Stephen Toope, qui présentait les résultats d'une enquête sur l'utilisation d'un chant glorifiant les relations sexuelles avec des mineures non consentantes lors de la semaine d'initiation de l'école de commerce Sauder School of Business.

Les paroles de la chanson, un jeu de mots avec les lettres du mot anglais young (jeune), se traduisent par : « Nous les aimons jeunes filles, mineures, non consentantes, des actes qui se méritent la prison. »

« Il est essentiel que la société des étudiants en commerce (CUS) et les responsables des initiations fassent amende honorable », a déclaré le président Toope.

Rien n'a été fait pour faire cesser le chant

Le rapport d'enquête a conclu que les dirigeants du CUS n'avaient ni planifié le chant offensant, ni incité les participants à l'initiation à l'entonner.

Le rapport ajoute toutefois qu'ils ne sont pas intervenus pour faire cesser le chant, qui est une tradition du CUS, et que la grande majorité des étudiants de première année y ont été exposés.

Le rapport note également que certaines activités d'initiation du CUS avaient une connotation sexuelle inacceptable.

Démissions, excuses et travail communautaire

Quatre des dirigeants du CUS ont démissionné et tous ceux qui ont organisé les événements de l'initiation devront faire du service communautaire, ont décidé les autorités de UBC. Le CUS devra aussi présenter des excuses publiques.

De plus, la société des étudiants en commerce devra donner 250 000 $ sur trois ans afin d'aider à payer le salaire d'un professionnel qui offrira aux membres de la communauté universitaire des services de consultation et d'éducation relativement aux agressions sexuelles et à la violence.

Finalement, un groupe de travail dirigé par Louise Cowin, la vice-présidente responsable des affaires étudiantes, sera mis sur pied afin d'élaborer d'autres mesures dans le but de changer la culture de la communauté universitaire qui permet ce genre d'incidents.

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