POLITIQUE

Couillard réagit à la visite de l'UPAC chez les libéraux (VIDÉO)

17/09/2013 11:01 EDT | Actualisé 17/11/2013 05:12 EST

Réagissant aux informations rapportées par Radio-Canada lundi concernant la perquisition de l'Unité permanente anticorruption aux bureaux du Parti libéral en juillet, Philippe Couillard a tenu à affirmer qu'il tenait à ce que toute personne ayant agi de façon illégale réponde de ses actes.

« Je ne veux aucun compromis, je veux la vérité. Personne n'est au-dessus des lois chez nous », a-t-il lancé.

Le chef du Parti libéral a toutefois indiqué que dès qu'il avait entendu dire que l'un de ses députés pourrait être éclaboussé par cette histoire, il avait demandé à ce que l'on fasse des vérifications. Il ne reste que quelques députés à rencontrer, mais tous ceux qui l'ont été ont affirmé qu'ils n'avaient pas rencontré les enquêteurs de l'UPAC, selon lui.

Philippe Couillard a insisté sur le fait que des changements avaient été apportés au financement des partis au Québec, et que son propre parti, dans un souci d'éviter toute tentative de corruption, avait l'intention de se munir d'un code d'éthique.

À ce sujet d'ailleurs, il a mentionné la lettre qui porte la signature de Pierre Marsan, député libéral de Robert-Baldwin, qui a été distribuée à la sortie d'une synagogue afin de solliciter l'appui financier de la communauté juive. Dans cette lettre, un passage rappelait qu'à l'époque où les libéraux étaient au pouvoir, l'Association sépharade de la banlieue ouest de Montréal « a pu profiter de généreuses contributions et du permis de la garderie ».

Déplorant cette façon de faire, M. Couillard a qualifié la lettre d'« inacceptable et inappropriée ».

« Je ne veux pas de tels liens. Je n'accepterai pas de tels liens entre des décisions de subventions et des autorisations quelconques et le financement. S'il y a une piastre qui rentre dans le parti de même, je ne veux pas la piastre. Ça ne doit pas se produire et ça ne se reproduira pas. [...]On a plus de 50 000 membres maintenant au parti. Des milliers de contributeurs qui nous soutiennent sur la base de nos idées. C'est comme ça que le financement se fait, c'est comme ça qu'il va se faire, et ça s'arrête là », a énoncé Philippe Couillard.

M. Couillard n'a cependant voulu faire aucun commentaire sur la perquisition, afin de laisser l'enquête suivre son cours. Selon lui, en son temps, les informations pertinentes seront rendues publiques. C'est aussi la raison pour laquelle, dit-il, il n'a pas jugé bon, après avoir discuté avec des responsables du parti, d'informer les députés libéraux et le public de cette perquisition.

Il a aussi souligné qu'il n'était au courant d'aucun détail de l'enquête et ignorait ce que les policiers cherchaient lors de leur passage dans les locaux du parti.

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