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Horwath déçue, le risque d'élections augmente

17/09/2013 10:19 EDT | Actualisé 17/11/2013 05:12 EST

La chef du NPD se dit déçue de la rencontre qu'elle a eue avec la première ministre ontarienne lundi soir.

La réunion entre Andrea Horwath et Kathleen Wynne n'a pas mené à des ententes fermes sur les priorités du NPD. La deuxième opposition officielle ne garantit donc pas qu'elle assurera la survie du gouvernement minoritaire au cours des prochains mois.

« Si nous ne pouvons améliorer les choses, nous ne pourrons pas soutenir le gouvernement », prévient Andrea Horwath.

Les néo-démocrates mettent la pression dans quatre dossiers en particulier : les soins à domicile, la réduction des primes d'assurances automobile, l'emploi pour les jeunes et l'iobligation de rendre compte pour l'appareil gouvernemental.

Ce sont justement ces ententes à la pièce entre libéraux et néo-démocrates que disent craindre les conservateurs. 

« Si le gouvernement et le NPD continuent de travailler ensemble, ils dépenseront de l'argent que nous n'avons pas », soutient le député Monte McNaughton.

La semaine dernière, le chef conservateur Tim Hudak avait aussi qualifié de « décevante » sa rencontre avec la première ministre.

Avantage Wynne ?

Peu importe ce qu'en disent les partis d'opposition, la première ministre pourrait bien avoir marqué des points lors des rencontres des derniers jours, selon le politologue Luc Turgeon, de l'Université d'Ottawa.

« C'est Kathleen Wynne qui a le plus à gagner dans la mesure où si elle réussit à avoir des compromis, elle va pouvoir continuer à aller de l'avant. Si ça ne fonctionne pas, elle pourra toujours dire qu'elle a tenté de négocier avec les autres chefs », explique-t-il en analysant la question.

Aucun vote de confiance automatique n'est toutefois prévu avant le prochain budget, au printemps.

 

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