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Suspension des négociations : les cols bleus menacent de recourir à la grève

16/09/2013 01:38 EDT | Actualisé 15/11/2013 05:12 EST

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec dénonce à son tour la suspension des séances de négociations durant la campagne électorale municipale. Il menace de mettre à exécution son mandat de grève générale pour forcer la reprise des pourparlers.

Les cols bleus demandent à la conciliatrice au dossier de convoquer les parties. Ils souhaitent que la Ville vienne expliquer ses motifs pour mettre fin à la négociation au moment où la campagne électorale s'amorce.

Par la suite, si la Ville refuse toujours de négocier, la grève générale pourrait faire partie des scénarios envisagés par le syndicat qui dispose d'un mandat de grève depuis avril 2012.

« Notre mandat de grève est encore là. On garde même la possibilité de déposer une plainte pour négociations de mauvaise foi », a indiqué le conseiller syndical Eddy Jomphe.

Une assemblée générale est prévue au début du mois d'octobre.

« Je peux vous dire une chose : s'il dit des mensonges sur nos conditions de travail durant la campagne électorale, on va sortir sur la place publique. Ce n'est pas vrai qu'on va faire de la démagogie sur notre dos pour gagner des votes », poursuit M. Jomphe.

Le syndicat des cols bleus, qui représente quelque 1100 travailleurs, indique que les deux parties étaient près d'une entente. Il dit avoir déposé une offre formelle en juin dernier à la Ville de Québec concernant le régime de retraite. 

C'est non, dit le maire

Le maire Labeaume a été ferme à l'idée d'interrompre les négociations pendant la campagne électorale. Il l'a répété à plus d'une reprise lundi.

Il n'est pas question de poursuivre des négociations qui traînent en longueur, a martelé Régis Labeaume.

« On a eu, au total, au-dessus d'une centaine de séances de négociations et il ne s'est rien passé et il faudrait qu'en plein milieu des élections, on négocie. Voyons donc, ça ne marche pas cette affaire-là », a déclaré le maire en matinée.

La menace de grève dévoilée par les cols bleus en après-midi n'a pas modifié son discours. « Ils feront ce qu'ils voudront. On n'agira pas sur la menace. On ne commencera pas à plier aux dictats des autres. On s'en va en campagne électorale, et je le dis pour tout le monde qui pense qu'on va tout régler, qu'ils peuvent profiter de la campagne, c'est non! », a ajouté le maire.

La semaine dernière, le président des cols blancs, Jean Gagnon, a affirmé que ce refus de négocier durant la campagne électorale était une stratégie adoptée par la Ville pour reporter un règlement du conflit de travail.

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