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Nucléaire: l'Iran se dit plus uni sur la question et s'attend à des progrès

16/09/2013 06:07 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

VIENNE, Autriche - Un haut responsable iranien a suggéré lundi que le précédent gouvernement ne s'impliquait pas suffisamment pour conclure une entente avec les grandes puissances qui tentent de restreindre le programme nucléaire de la République islamique.

Le chef du dossier nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, a déclaré que les deux parties devaient approcher les discussions sur le nucléaire en étant de bonne foi pour créer un résultat «gagnant-gagnant».

Il a toutefois indiqué que les chances de progression étaient accrues en raison de l'unité au sein du nouveau leadership iranien à propos de ce qui serait proposé dans la nouvelle ronde de discussions, et ce que Téhéran serait prêt à donner aux grandes puissances.

M. Salehi n'a pas donné de détails, mais l'Iran réclame la fin des sanctions économiques et politiques, imposées en raison de craintes voulant que le pays oeuvre au développement d'armes atomiques. Téhéran nie ces allégations, et soutient que son programme nucléaire est pacifique.

Les chancelleries veulent réduire le programme iranien d'enrichissement d'uranium, qui peut créer à la fois de l'énergie et le coeur d'ogives nucléaires, en plus d'exiger de Téhéran la fermeture d'un réacteur qui produira du plutonium _ une autre voie pour accéder à l'armement atomique.

M. Salehi s'exprimait en marge d'une conférence regroupant 159 nations organisée à Vienne par l'Agence internationale de l'énergie atomique, et qui devrait s'attarder aux craintes nucléaires iraniennes.

Le président iranien Hassan Rouhani devrait réaffirmer son engagement à tenter de réduire les tensions à l'occasion d'un discours devant l'Assemblé générale des Nations unies cette semaine.

Des années de négociations sur le nucléaire n'ont pas donné de résultats et les diplomates occidentaux désirant réduire l'ampleur du programme iranien ont en partie blâmé le manque d'unité chez les principaux responsables du gouvernement de Téhéran.

Même avec l'arrivée récente de M. Rouhani et de ses adjoints relativement modérés, l'ayatollah Ali Khamenei demeure en charge des principales décisions sur le nucléaire et d'autres dossiers délicats, en tant que leader suprême du pays.

M. Salehi a toutefois mentionné que les discussions avaient désormais de meilleures chances de succès, puisque les nouveaux leaders politiques avaient un plus grand désir que leurs prédécesseurs de parvenir à une entente avec les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

Il a décrit le nouveau gouvernement comme un «groupe aux pensées similaires... qui faciliterait la résolution de ce dossier si l'autre camp dispose de bonnes intentions».

Les États-Unis, l'un des plus virulents détracteurs de l'Iran, a salué ce ton plus modéré depuis l'arrivée de M. Rouhani, et a pressé les responsables iraniens de saisir l'occasion pour réduire les tensions nucléaires.

La date et l'endroit où se déroulera la prochaine ronde de négociations devraient être annoncés au cours des prochaines semaines.

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