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Luttes fiscales au Congrès: le président Obama met en garde les républicains

16/09/2013 03:10 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Dans un avertissement cinglant aux républicains du Congrès, le président américain Barack Obama a déclaré lundi que la responsabilité en incomberait aux parlementaires si une autre crise économique survenait cinq ans seulement après l'effondrement du système financier national.

«Je n'ai pas souvenir d'un moment où une faction d'un parti a promis le chaos économique si elle n'obtenait pas 100 pour cent de ce qu'elle réclamait», a dit M. Obama lundi. «Cela n'est jamais arrivé auparavant.»

Le président s'exprimait lors d'un événement à la Maison-Blanche soulignant le cinquième anniversaire de la faillite de Lehman Brothers. La Maison-Blanche a utilisé l'anniversaire pour dévoiler les pierres d'assises de la politique présidentielle en vue des prochaines luttes fiscales avec le Congrès pour financer les dépenses du gouvernement et relever la limite de l'endettement national.

M. Obama a réitéré son refus de négocier avec les républicains à propos de ce plafond de la dette et a demandé au Congrès d'adopter un budget «sans faire de drame».

Certains républicains conservateurs affirment qu'ils prolongeront les niveaux actuels de dépenses ou augmenteront la limite d'endettement seulement si le président retarde l'entrée en vigueur de sa réforme de la santé, une condition vertement rejetée par M. Obama. D'autres soutiennent que les compressions budgétaires prévues devraient rester en place pour réduire le déficit.

Lors de son allocution, le président était entouré d'Américains qui, selon la Maison-Blanche, ont bénéficié des politiques économiques et bancaires de l'administration. Ces politiques, soutient M. Obama, ont permis de jeter de «nouvelles fondations» pour la croissance économique, bien qu'il ait admis que la reprise n'était pas encore ressentie par plusieurs Américains de la classe moyenne.

Des sondages révèlent que le public américain n'est pas convaincu de l'amélioration de l'économie. Seul un tiers des personnes sondées affirment que le système économique est plus sûr qu'en 2008, tandis 52 pour cent disent désapprouver la gestion économique de M. Obama, selon un coup de sonde du Pew Research Center.

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