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Les évêques cubains réclament plus d'ouverture dans le monde politique

16/09/2013 02:27 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

LA HAVANE, Cuba - Les évêques catholiques cubains réclament des réformes politiques parallèlement aux changements sociaux et économiques déjà en cours dans le pays.

Les évêques ont fait cette déclaration dans leur première lettre pastorale publiée en deux décennies.

Le document de la Conférence des évêques, présenté lundi aux journalistes, presse les autorités de permettre une ouverture politique comprenant «le droit à la diversité avec le respect de la pensée, de la créativité et de la recherche de la vérité».

Dans le document, intitulé «L'espoir ne déçoit pas», les évêques mentionnent qu'en plus des modifications apportées sur le plan économique, la «réalité cubaine» exige une «rénovation ou une mise à jour» de la loi nationale sur l'ordre politique.

Le Parti communiste est le seul parti autorisé à Cuba, bien qu'il ne soit pas nécessaire d'en être membre pour occuper un poste politique. Le gouvernement ne reconnaît pas de statut légal aux groupes d'opposition, qu'il accuse d'être financés par l'étranger et de tenter de saper la révolution.

Il s'agit de la première lettre pastorale de la Conférence des évêques depuis 1993, qui avait à l'époque provoqué une controverse en raison de sa critique du gouvernement.

Le nouveau document salue également le programme de réforme entamé en 2010 par le président Raul Castro, qui comprend entre autres l'élargissement du secteur économique privé, la légalisation des ventes de maisons et de voitures de seconde main, la décentralisation des institutions étatiques et la fin de l'imposition d'un visa de sortie ayant compliqué les voyages à l'étranger depuis des décennies.

Selon les évêques, toutefois, il reste beaucoup de travail à faire, soulignant par exemple les bas salaires des travailleurs du privé et du public dans des secteurs clés comme la santé et l'éducation.

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