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Les infrastructures en meilleur état à Québec, mais la dette en souffre

16/09/2013 04:05 EDT | Actualisé 15/11/2013 05:12 EST

Le maire de Québec a dressé lundi le premier bilan global de l'état des infrastructures routières de la ville.

À quatre jours du déclenchement de la campagne électorale municipale, Régis Labeaume a défendu les investissements majeurs réalisés par son administration depuis 2008, et ce, même s'ils sont responsables d'une augmentation importante de la dette.

Régis Labeaume, qui s'était fait élire en décembre 2007 en promettant des investissements de 7 milliards de dollars en 15 ans pour refaire 60 % des chaussées, s'est dit satisfait du travail accompli jusqu'ici.

L'état général des chaussées s'est amélioré de 6 % au cours des trois dernières années. Le taux des chaussées en bon état est passé de 33 à 39 %.

Cependant, 61 % des chaussées demeurent passables, en mauvais état ou en très mauvais état, selon les données présentées lundi matin.

C'est dans l'arrondissement Charlesbourg qu'elles sont les plus désuètes : 21 % des rues sont en mauvais ou en très mauvais état.

La Ville indique également que les réseaux d'eaux usées sont en bon état. Seulement que 2,6 % des 2315 km de conduites sont jugées désuètes.

En tout, la Ville de Québec a investi un total de 2,8 milliards de dollars en infrastructures depuis 2007, faisant gonfler la dette de 513 millions de dollars. Le maire Labeaume rappelle que la Ville a aussi profité de plus de 700 millions de dollars en aide gouvernementale provinciale et fédérale pour réaliser ces travaux.

« Quand le gouvernement t'offre de l'argent, saute dessus. Mais paie pas 100 % des travaux. Nous autres, pour augmenter la dette d'un demi-milliard ou un peu plus, on est allé chercher 715 millions d'aides financières et on a profité de la baisse des taux d'intérêt. On n'est pas loin du deux pour un », justifie Régis Labeaume.

Il aurait été « irresponsable » de faire autrement, dit le maire, parce que les infrastructures étaient en trop mauvais état.

L'opposition dresse un autre bilan

Le parti d'opposition à la Ville de Québec, Démocratie Québec, dresse un bilan différent des investissements en infrastructures routières.

Le conseiller municipal Patrick Paquet soutient que la Ville a privilégié les travaux dans les nouveaux secteurs, parce qu'ils sont plus payants que les vieux quartiers. « Il y a énormément de nouvelles infrastructures dans les nouveaux quartiers résidentiels parce qu'on développe pour amener des taxes », souligne Patrick Paquet.

Il soutient également que la hausse de la dette de la Ville n'est pas de 500 millions de dollars, comme l'administration Labeaume le soutient, mais plutôt d'un milliard de dollars. Démocratie Québec fera d'ailleurs le point sur le sujet jeudi, à la veille du déclenchement de la campagne électorale.

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