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Cambodge: l'opposition et le pouvoir tentent de mettre fin à l'impasse politique

16/09/2013 04:38 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

PHNOM PENH, Cambodge - Pour une rare fois, les chefs du gouvernement et de l'opposition au Cambodge ont trouvé un terrain d'entente, lors d'une rencontre tenue lundi après une violente manifestation politique ayant fait un mort, mais ils restent en désaccord sur une demande de révision des résultats électoraux.

Lors d'affrontements dispersés, dimanche à Phnom Penh, les forces de sécurité ont utilisé des canons à eau, des bombes fumigènes et des balles réelles, faisant un mort et plus de 10 blessés, rapportent de groupes de défense des droits de la personne.

Des milliers de personnes sont demeurées sur les lieux de la manifestation principale, plusieurs ayant campé dehors durant la nuit pour défier les ordres du gouvernement.

Le premier ministre Hun Sen et le chef de l'opposition Sam Rainsy, ainsi que leurs principaux conseillers, ont discuté durant plus de quatre heures à l'Assemblée nationale pour tenter de mettre fin à l'impasse politique provoquée par les résultats contestés de l'élection du 28 juin. Le Parti du peuple cambodgien de Hun Sen a gagné 68 sièges, contre 55 pour le Parti du sauvetage national.

L'opposition a affirmé qu'elle boycotterait la première session parlementaire, à moins qu'un comité indépendant n'enquête sur les allégations de fraude sur les listes électorales et d'autres présumées tricheries. Il a promis de maintenir les manifestations au parc de la Liberté de Phnom Penh jusqu'à mardi, après quoi le parti décidera de continuer ou non la mobilisation, a affirmé le porte-parole de la formation, Yim Sovann.

Les deux partis ont publié un communiqué commun, lundi, après leur rencontre. Ils affirment s'entendre sur trois points, soit de se rencontrer à nouveau pour discuter davantage, de s'assurer que les prochaines manifestations seront pacifiques, et de former un comité pour réformer le processus électoral en vue du prochain scrutin.

Leur prochaine rencontre est prévue mardi.

«Nous avons des opinions et des perceptions différentes, mais nous sommes Cambodgiens», a dit M. Sovann aux journalistes après la réunion. «Nous avons le même sang, donc nous ne nous considérons pas comme des ennemis.»

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