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Le programme de destruction des armes chimiques en Syrie: une question de jours

16/09/2013 01:50 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST
AFP

Le début du programme de destruction du stock d'armes chimiques en Syrie devrait être "une question de jours", a indiqué lundi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

"La Syrie rejoint la Convention (sur les armes chimiques, ndlr) dans des circonstances exceptionnelles. Il est dès lors attendu que le début du programme en vue d'éliminer les armes chimiques en Syrie soit une question de jours", a assuré l'OIAC dans un communiqué.

"Des experts de l'OIAC sont déjà au travail et préparent une feuille de route anticipant les différents défis en vue de vérifier les stocks déclarés de la Syrie", a ajouté la même source, selon laquelle "le Conseil exécutif de l'OIAC devrait se réunir très bientôt" pour discuter du dossier syrien.

Cette réunion devrait avoir lieu jeudi ou vendredi.

Américains et Russes se sont mis d'accord, le week-end dernier à Genève, sur un plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, que Damas a accepté.

La Syrie devra fournir, "au plus vite", une liste détaillée de son arsenal chimique, selon l'OIAC.

"L'exactitude de ce qui aura été révélé" sera vérifiée par des experts de l'OIAC qui effectueront des visites sur place et aideront à ce que les lieux où sont stockées les armes chimiques soient sécurisés jusqu'à la destruction, a précisé la même source.

La Convention sur l'interdiction des armes chimiques entrera en vigueur le 14 octobre pour la Syrie, a souligné l'OIAC.

Une équipe d'enquêteurs mandatés par l'ONU, dont neuf experts de l'OIAC, qui ont enquêté en Syrie ont trouvé des "preuves flagrantes et convaincantes" de l'utilisation de gaz sarin lors d'un massacre le 21 août près de Damas, selon leur rapport, publié lundi.

Le document précise que l'attaque du 21 août, qui a fait plus de 1 400 morts selon les Etats-Unis, a été perpétrée à l'aide de "roquettes sol-sol contenant du gaz sarin".

"Il s'agit d'un développement tragique que je condamne fermement", a déclaré le directeur-général de l'OIAC Ahmet Uzumcu : "il est dès lors d'autant plus important de s'assurer que le programme de désarmement chimique de la Syrie soit couronné de succès".

Mais le rapport ne désigne pas directement les responsables de cette utilisation, le mandat des enquêteurs ne prévoyant pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point.

Les pays occidentaux accusent le régime syrien d'avoir mené l'attaque du 21 août et 13 autres attaques à l'arme chimique depuis le début de la guerre civile en Syrie en mars 2011.

Moscou de son côté a toujours cherché à dédouaner son allié syrien et a accusé les rebelles d'avoir fomenté des attaques chimiques pour faire accuser Damas et provoquer une frappe militaire occidentale.

La perspective d'une telle frappe est désormais écartée, à court terme au moins, depuis l'accord de Genève entre Américains et Russes.

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