NOUVELLES

Le Néerlandais Robert Gesink remporte le Grand Prix cycliste de Québec

13/09/2013 04:02 EDT | Actualisé 13/11/2013 05:12 EST
PC

QUEBEC - Le Néerlandais Robert Gesink (Belkin-Pro), vainqueur à Montréal en 2010, a remporté vendredi la quatrième édition du Grand Prix cycliste de Québec.

Du même coup, il est devenu le tout premier athlète à inscrire une victoire dans chacune des deux étapes québécoises du circuit WorldTour de l'Union cycliste internationale (UCI).

Le grimpeur de 27 ans a ajouté le sprint à son arc en résistant à une puissante poussée de ses rivaux en toute fin de course, devançant au fil d'arrivée le français Arthur Vichot (FDJ) et le Belge Greg Van Avermaet (BMC).

Gesink, qui avait terminé au deuxième rang du Grand Prix de Québec en 2011 derrière Philippe Gilbert, a parcouru les 201,6 kilomètres de l'épreuve (16 tours) en 4:58;13.

Sixième au Tour d'Espagne en 2012, Gesink a surgi dans le dernier droit pour arracher la victoire alors que dans le dernier tour, c'est le Slovaque Peter Sagan (Cannondale) qui menaçait de filer vers la première place du podium.

Le Néerlandais Niki Terpstra ((Belkin-Pro) s'était auparavant détaché et il a fait cavalier seul avec une trentaine de secondes d'avance au moment d'amorcer le tour ultime, mais il n'a pu tenir la cadence. Sagan a tenté une percée, mais c'est finalement Gesink qui a eu le dernier mot.

«Dans une course comme ça, dans neuf cas sur dix, tout arrive dans le dernier tour. Les gars ont fait un bon boulot pour me placer en bonne position au pied de la dernière montée. Sagan était très rapide et habituellement, je n'ai pas la moindre chance de lui résister au sprint mais je l'ai fait», a dit le vainqueur, qui est venu au Québec en compagnie de sa fiancée et de leur fille.

En conférence de presse, lorsqu'il lui a été signalé que ses adversaires venaient de découvrir en lui un sprinter en plus d'un grimpeur, Gesink a lancé à la blague: «Moi aussi je l'ai découvert!»

En deuxième place après avoir donné toute la gomme sans succès pour coiffer Gesink, Vichot tentait de ne pas paraître trop déçu de son sort.

«J'étais venu ici pour faire un résultat, ce sont des courses que j'affectionne et j'ai fait une bonne préparation pour être en forme ici. C'est mon premier podium sur une classique WorldTour donc, je ne vais pas cracher dessus. Je ne vais pas dire que je suis mécontentent. C'est vrai que je ne passe pas loin de la victoire mais je pense que Robert Gesink était plus fort aujourd'hui et il faut savoir s'incliner devant plus fort que soi», a-t-il philosophé.

Ryder Hesjedal (Garmin-Sharp) a été le meilleur Canadien avec une 39e place à son crédit. L'athlète de 32 ans originaire de la Colombie-Britannique était relativement satisfait du résultat mais a dit espérer faire mieux à Montréal.

«Montréal sera peut-être mieux approprié pour moi, j'ai senti que j'avais de la difficulté à maintenir le rythme dans les montées, courtes mais profondes», a-t-il dit.

Quant au Québécois David Veilleux (Europcar), il a abandonné dans le dernier tiers de la course, incapable de pousser la machine davantage.

«J'ai essayé de tenir le coup mais je n'ai pas été capable, c'était difficile», a concédé le coureur de 25 ans qui prendra officiellement sa retraite à l'issue de la manche montréalaise du WorldTour dimanche.

«J'étais capable de faire de bons efforts mais pour tenir le coup sur 200 kilomètres, il m'en manquait un peu (...) Je suis venu ici cette fin de semaine pour me faire plaisir, pour vivre le moment, je ne me suis pas mis de pression au niveau des performances physiques, c'est sûr», a-t-il dit.

L'Australien Cadel Evans (BMC), avec une 12e place, a été le meilleur parmi les quatre récents monarques du Tour de France qui prenaient part à la course. Chris Froome (SKY), le gagnant de la dernière édition de la Grande Boucle, s'est classé au 41e rang.