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Pauline Marois dit vouloir passer un message aux commissions scolaires

13/09/2013 12:57 EDT | Actualisé 13/11/2013 05:12 EST

La première ministre Pauline Marois dit avoir un « message à passer » aux commissions scolaires, mais refuse de dire si son gouvernement les forcera à rembourser les contribuables pour certaines hausses de taxes salées.

En marge d'une annonce économique à Kangiqsualujjuaq, au Nunavik, dans le Nord-du-Québec, Mme Marois a brièvement réitéré vendredi que certaines commissions scolaires avaient été trop loin avec des hausses de taxes qui auraient atteint jusqu'à 200 millions de dollars au total.

« Je crois qu'elles auraient dû d'abord regarder du côté de leurs dépenses administratives, a dit la chef péquiste. Elles ont refilé pour l'essentiel les hausses aux citoyens. »

La première ministre, qui doit rencontrer lundi les représentants de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), s'attend à de « franches discussions ».

« J'ai quelques messages à passer, mais je vais le faire en tout respect de l'institution. On doit jouer franc jeu et mettre carte sur table. »

La première ministre dit par ailleurs ne pas craindre que la FCSQ brandisse la menace d'une baisse des services aux étudiants si certaines commissions scolaires devaient rembourser des hausses de taxes.

« Les sommes prélevées par la taxe scolaire sont pour l'administration ainsi que l'entretien des bâtiments, a dit la première ministre. Ce n'est pas pour les services aux étudiants. »

Dans son dernier budget, l'élimination d'un programme de péréquation temporaire créé en 2007 s'était traduite par des compressions de quelque 200 millions aux commissions scolaires. » Elles (les commissions scolaires) savaient qu'elles devraient renoncer, un jour ou l'autre, à cette aide, a dit Mme Marois. Il y avait des actions à poser. Ce que nous leur avons proposé était raisonnable. »

La première ministre risque donc de signifier clairement à la FCSQ lundi qu'elle désapprouve les hausses de taxes et que son gouvernement pourrait prendre les moyens nécessaires afin de corriger la situation.

Plus tôt cette semaine, la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, a accusé la première ministre Marois de faire preuve d'électoralisme en s'étonnant tout à coup de l'ampleur des augmentations décidées par les commissions scolaires.

« Je suis en colère et ce n'est pas Josée Bouchard qui est en colère, c'est tout mon réseau et c'est important de ne pas laisser la population sous l'impression qu'on n'a rien fait et qu'on est des mauvais élus et des mauvais gestionnaires », avait dit Mme Bouchard.

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