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Myanmar: les négociations avec les rebelles kachines se poursuivent

13/09/2013 05:39 EDT | Actualisé 13/11/2013 05:12 EST

RANGOON, Myanmar - Un porte-parole des rebelles de l'ethnie kachine, au Myanmar, a annoncé vendredi que les discussions avec le gouvernement en vue de parvenir à un cessez-le-feu se poursuivraient malgré de nouveaux heurts entre les deux camps.

La Nan, le représentant de l'Armée indépendante kachine, a indiqué par courriel qu'une nouvelle ronde de discussions aurait lieu lundi. Lors des dernières négociations, en mai, les deux parties avaient signé une entente en sept points ouvrant la voie à un traité de paix, mais les combats ont continué et se sont même multipliés depuis août.

Le Myanmar est aux prises depuis des décennies avec plusieurs rébellions menées par des groupes ethniques réclamant leur autonomie. Les Kachines sont le seul grand groupe rebelle à ne pas avoir conclu de cessez-le-feu avec le gouvernement élu du président Thein Sein, qui est arrivé au pouvoir en 2011 après un demi-siècle de dictature militaire.

Le gouvernement veut conclure une trêve nationale avec tous les groupes ethniques armés d'ici octobre.

Selon La Nan, les affrontements continuent depuis la fin du mois d'août. Il a cependant indiqué que des pourparlers entre les deux parties auraient lieu lundi. «Si le gouvernement désire vraiment la paix, les négociations doivent aller de l'avant», a-t-il dit.

Il y a déjà eu 15 rencontres similaires, mais aucune solution n'est en vue alors que les Kachines insistent pour obtenir une entente politique complète et pas seulement un cessez-le-feu.

«Les heurts entre les groupes ethniques et les troupes gouvernementales ne nuiront pas aux négociations de paix», a assuré Hla Maung Shwe, un négociateur du gouvernement, qui a expliqué que des discussions avec d'autres groupes avaient eu lieu dans le passé malgré de nombreux accrochages. Il a précisé que l'équipe gouvernementale dirigée par le ministre Aung Min rencontrerait les représentants kachines lundi dans la capitale de l'État kachine, Myitkyina.

Il a ajouté que le gouvernement avait conclu des accords de cessez-le-feu avec 14 groupes ethniques armés et négociaient actuellement avec les Kachines et une autre petite minorité, les Palaungs.

La Nan a indiqué que les combats auraient pu être évités si les troupes gouvernementales n'avaient manoeuvré que sur leur territoire. Il a ajouté qu'elles avaient provoqué les combats en s'approchant trop des camps des Kachines.

Ceux-ci avaient pourtant conclu un accord de paix avec l'ancien régime militaire en 1994, mais les affrontements ont recommencé en juin 2011 après que les rebelles eurent refusé d'abandonner une base stratégique près d'une centrale hydroélectrique exploitée conjointement avec une entreprise chinoise.

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