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Armes en Syrie: Obama serait ouvert à une résolution sans menace militaire

13/09/2013 06:58 EDT | Actualisé 13/11/2013 05:12 EST

Le président des États-Unis Barack Obama serait ouvert à l'idée d'une résolution des Nations unies pour sécuriser les armes chimiques syriennes, mais qui ne comporterait pas de clause de menace militaire en cas de non-respect de l'entente, ont laissé entendre de hauts responsables de l'administration américaine.

Ces responsables précisent que M. Obama conserve l'autorité de lancer des frappes, mais la Russie devrait apposer son veto si la menace militaire est incluse dans la résolution. Les responsables ont également détaillé, pour la première fois, un calendrier pour les négociations avec la Russie à propos des armes syriennes. Selon eux, ils sauront d'ici quelques semaines si cette démarche porte ses fruits. Un autre responsable a souligné que les négociations avec la Russie à Genève avaient atteint un stade crucial et qu'elles se poursuivraient samedi.

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, espère pouvoir organiser une deuxième conférence de la paix sur la Syrie, le mois prochain, bien que beaucoup de détails doivent encore être réglés.

En entrevue avec la station de télévision France 24, Ban Ki-moon a dit avoir dialogué avec Lakhdar Brahimi, envoyé spécial de la Ligue arabe et des Nations unies, vendredi matin, et que «l'on prévoyait l'organiser quelque part pendant le mois d'octobre».

M. Brahimi se trouve à Genève en compagnie du secrétaire d'État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, qui cherche à trouver un terrain d'entente afin de sécuriser le mieux possible les armes chimiques syriennes.

Dans un autre ordre d'idées, tout indique que Ban Ki-moon présentera au Conseil de la sécurité, lundi matin, un rapport sur l'usage d'armes chimiques en Syrie. Le chef des inspecteurs onusiens, Ake Sellstrom, a déclaré qu'il livrerait son rapport au secrétaire général cette fin de semaine, à New York. Tard vendredi, deux diplomates des Nations unies ont confié qu'ils s'attendaient à ce que Ban Ki-moon informe le Conseil de sécurité lundi matin.

Le gouvernement syrien et les rebelles se rejettent mutuellement la responsabilité de l'attaque survenue dans une banlieue de Damas. L'administration Obama, qui affirme que 1429 personnes ont été tuées, a dit posséder des preuves indiquant clairement que le régime de Bachar el-Assad était responsable de l'attaque. Mais la Russie, un important allié de la Syrie, a dit ne pas être convaincue par les preuves américaines.

Les inspecteurs onusiens ont le mandat de déterminer si des armes chimiques avaient été utilisées — et si oui, lesquelles —, mais pas d'identifier les coupables. Deux diplomates de l'ONU ont cependant mentionné que le rapport pourrait pointer du doigt les responsables, précisant que les inspecteurs avaient recueilli de nombreux échantillons provenant de l'attaque, en plus de rencontrer des médecins et des témoins.

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