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Transat profite de la hausse des prix des vacances et de ses réductions de coûts

12/09/2013 07:41 EDT | Actualisé 12/11/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Les Canadiens peuvent s'attendre à ce que les prix des vacances grimpent cet automne et cet hiver, a indiqué jeudi le voyagiste Transat A.T., qui espère pouvoir en profiter pour renouer avec la rentabilité cette année en réduisant sa capacité, tout en offrant à ses clients davantage d'options pour ses forfaits de luxe.

Au cours du troisième trimestre, qui comprend la première moitié de l'été, la société montréalaise a enregistré un bénéfice record grâce aux prix plus élevés des voyages transatlantiques, à la réduction de la capacité et à la contribution croissante de ses mesures de réduction de coûts.

«Ce n'est pas une révolution. Nous avons un plan, nous suivons ce plan, nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire et nous le faisons», a expliqué jeudi le chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache, lors d'une conférence téléphonique.

Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a surpassé les attentes des analystes au plus récent trimestre, quadruplant à 41,1 millions $, par rapport à 9,4 millions $ l'an dernier.

Le bénéfice ajusté après impôts s'est établi à 30,7 millions $, soit 80 cents par action, pour le trimestre close le 31 juillet. En comparaison, celui-ci était de 10,5 millions $, ou 28 cents par action, un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires trimestriel a avancé à 927 millions $, un gain de deux pour cent par rapport aux revenus de 909,1 millions $ du troisième trimestre de 2012.

Les analystes misaient sur un bénéfice ajusté de 38 cents par action et sur des revenus de 848,5 millions $.

L'action de Transat (TSX:TRZ.B) a bondi à un nouveau sommet pour les 52 dernières semaines, soit 11 $, jeudi matin à la Bourse de Toronto, avant de finalement clôturer à 9,90 $, en hausse de 56 cents, ou six pour cent.

La société a attribué la croissance de ses revenus à la hausse de ses prix de vente moyens, ce qui a compensé un recul de 7,3 pour cent du nombre de voyageurs causé par la réduction de sa capacité, surtout en Europe.

La capacité sur le marché transatlantique a diminué de 10,9 pour cent.

«Nous sommes très satisfaits de ce début d'été, le meilleur que nous ayons connu», a noté M. Eustache.

«Nous performons très bien sur le marché transatlantique; et l'implantation de notre programme d'amélioration de l'efficacité et de réduction des coûts va bon train. Et comme le montrent les résultats, le retour à la rentabilité dès cette année se confirme.»

Transat tente de se distinguer sur le marché, a-t-il ajouté, en offrant un plus grand nombre d'hôtels à quatre ou cinq étoiles et en effectuant une mise à niveau de sa flotte d'avions.

La forte demande au Canada a compensé la faiblesse des ventes en Europe, où l'économie s'est affaiblie et l'agitation politique a réduit l'intérêt envers des destinations de vacances comme la Tunisie et l'Égypte.

Transat, qui offre des forfaits de vacances et des vols sur son transporteur Air Transat, s'attend à ce que les résultats financiers de son quatrième trimestre soient meilleurs que ceux de l'an dernier, même si leur amélioration ne devrait pas être aussi impressionnante que celle enregistrée au troisième trimestre.

La société dit ne pas avoir constaté de changement dans ses activités depuis le lancement du transporteur à bas prix concurrent Air Canada Rouge, le 1er juillet.

«Jusqu'à aujourd'hui je ne vois rien et nous sommes habitués à la concurrence. Nous avons vécu la concurrence toute notre vie, particulièrement en Europe», a indiqué M. Eustache, ajoutant que son principal concurrent restait Sunwing.

Les efforts de Transat pour réduire ses coûts, gonfler ses revenus et augmenter son efficacité ont entraîné des améliorations de 20 millions $ à ses marges en 2012. La contribution de ces efforts devrait se chiffrer à 15 millions $ en 2013, 20 millions $ en 2014 et 20 millions $ en 2015 — année où la décision de cesser d'externaliser sa flotte de petits porteurs pour son service de destinations soleil devrait donner son plein effet.

L'analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, a haussé de 15 pour cent son cours cible pour le titre de Transat, à 15,50 $, même s'il a plus que doublé depuis le mois de mai.

«La perspective pour le reste de l'été reste positive. La capacité de l'industrie pour cet hiver est incertaine pour l'instant, mais le résultat de Transat devrait profiter de ses réductions de coûts en cours et, potentiellement, de hausses de prix», a-t-il écrit dans un rapport.

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