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Calvin Klein, Ralph Lauren et Marc Jacobs en point final de la Fashion week de New York

12/09/2013 05:53 EDT | Actualisé 12/11/2013 05:12 EST
Getty Images

Ralph Lauren, Calvin Klein et Marc Jacobs ont mis un point final jeudi à la Fashion week de New York, après 300 défilés revisitant les classiques américains avec du noir et blanc omniprésents, des imprimés fleuris et quelques belles surprises.

A 73 ans, Ralph Lauren avait décidé de retourner à l'école, avec des tenues d'écolières en noir et blanc, minirobes et petites jupes portées avec de longues chaussettes noires, cravates et petite casquette. La deuxième partie de sa collection faisait la part belle aux petites robes et tailleurs aux couleurs vives, jaune, orange vif, rouge, vert ou bleu, souvent accompagnés du sac et des chaussures de la même couleur.

Calvin Klein a joué les larges formes géométriques décalées pour des robes blanches à col rond, des tuniques surdimensionnées portées sur des jupes plissées, des tissus travaillés de façon quasi- artisanale.

Des jupes dansantes de Michael Kors au glamour sage de Tory Burch, de l'ambiance surf californienne de Tommy Hilfiger aux somptueux plissés de Proenza Schouler, les fashionistas se sont régalées.

Alexander Wang, 29 ans, désormais directeur artistique de Balenciaga, a confirmé qu'il était l'un des grands du moment. Son double défilé grandiose, revisitant le vestiaire masculin et déclinant son nom sur quasiment toutes ses silhouettes, était l'un des plus courus de la semaine.

A l'exception des créatures de Thom Browne, qui semblaient droit sorties d'un asile de fous et ont fait forte impression, les stylistes ont privilégié les silhouettes simples et fluides, les coupes nettes, les transparences et superpositions raisonnables, et des aisances très portables. Des tons neutres - sable, brun, ivoire - du noir, du blanc, de l'uni, mais aussi beaucoup d'imprimés fleuris, parfois véritables oeuvres d'art.

Des pastels aussi chez Lacoste, Jason Wu, Zac Posen - également très prisé cette saison - et chez un Prabal Gurung déterminé à "préserver la femme élégante". Un air très "bohémienne de luxe" chez Joseph Altuzarra, dans lequel Kering (ex PPR) vient de prendre une part minoritaire.

Une touche d'années 70

"Il y avait cette ambiance très lifestyle active, cette autre très féminine, fleurie, raffinée, et enfin une autre ambiance plus moderne, avec des formes plus graphiques, plus minimales", résume à l'AFP Nicole Fischelis, directrice de la mode chez Macy's, soulignant aussi "le travail sur les recherches de matières et sur les accessoires", et la fin de toute règle sur les longueurs.

"C'était une saison printemps-été 2014 très intéressante", estime aussi Lizzy Bowling, directrice de la mode chez Stylesight. "Avec de vrais vêtements pour de vraies femmes" simples à porter et qui "vous rendent fabuleuses", avec une inspiration "couture " chez certains comme Gurung ou Delpozo.

Les créateurs présentaient en principe leurs collections printemps-été, mais "dans un monde global, il n'y a plus vraiment de saisons", estimait Wil Beedle, le directeur artistique d'AllSaints, la marque londonienne qui pour sa première présentation alignait manteau de cuir sans manche, blousons de motard et veste en agneau aux coupes épurées.

De nombreux cachemires et mohairs aussi chez Michael Kors, des manches longues et des manteaux flottants chez Proenza Schouler, à la collection "sereine et raffinée", encore très remarquée cette saison.

Lizzy Bowling souligne aussi les éléments des années 70 de certains créateurs.

Parmi les surprises, la nouvelle collection de Victoria Beckham, plus détendue, aux superspositions et ampleurs nouvelles, faisant fi des robes près du corps irrespirables.

Et la naissance d'une nouvelle mini-star, sa fille Harper, 2 ans, qui au premier rang du défilé sur les genoux de son père David Beckham, a même réussi à faire sourire la très sérieuse rédactrice en chef de Vogue USA Anna Wintour.

Une autre apparition a aussi mis en transe les photographes, celle désormais très rare du top model Naomi Campbell, défilant en clôture du défilé de Diane Von Furstenberg.

Mais à l'heure où les défilés sont retransmis en direct sur internet, et où blogueuses et médias sociaux en livrent instantanément tous les détails, certains s'interrogeaient sur la pertinence à long terme de cette semaine frénétique qui attire à New York quelque 100.000 personnes.

Après le dernier défilé Marc Jacobs tard jeudi soir, les projecteurs devaient se tourner vers Londres qui prend le relais, avant Milan le 18 et Paris le 24.

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