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L'exemple de Gallagher

11/09/2013 11:07 EDT | Actualisé 11/11/2013 05:12 EST

Facile de croire qu'il n'y a pas de place pour les espoirs du Canadien quand on remarque que l'équipe compte sur 13 attaquants avec des contrats à un volet de la Ligue nationale.

Certes, Brian Gionta et George Parros pourraient amorcer la saison quelques matchs en retard. Mais à moins de blessures ou d'une transaction, les postes semblent essentiellement occupés.

Brendan Gallagher aurait pu se dire la même chose en janvier dernier. Après tout, 11 vétérans en santé détenaient un contrat à un volet, et le 12e poste allait logiquement à Alex Galchenyuk. Et Michel Therrien qui disait que si un jeune restait dans la Ligue nationale, ça ne serait pas dans le rôle de 13e attaquant...

N'y avait-il réellement pas de place pour celui qui allait devenir la petite peste du CH?

« Ils ont sûrement dit ça de moi l'an passé, explique le choix de cinquième tour en 2010. Je ne regardais pas vraiment les chiffres, les contrats. Je sentais vraiment que si j'étais assez bon, ils me trouveraient de la place. Tu ne dois pas regarder la formation et te dire que tu n'as pas de chance. »

On connaît la suite. Retranché pour le premier match, Gallagher n'allait plus jamais être relégué à la passerelle lorsqu'il était en santé. En 44 matchs, il a enfilé 15 buts et amassé 13 passes pour 28 points, des statistiques synonymes d'une nomination parmi les finalistes au trophée Calder.

« C'est votre travail (de regarder le nombre de joueurs), rappelle Gallagher. Mais des joueurs le font, c'est dans la nature humaine. Je l'ai fait au camp du mondial junior, tu regardes combien de joueurs il y a. Mais tu dois te rappeler que les entraîneurs vont regarder qui va les aider à gagner, peu importe l'âge des joueurs. Notre travail est que ce soit dur de se débarrasser de nous. »

Fidèle à son style

Pour sa deuxième saison, le jeune Britanno-Colombien n'a pas l'intention de changer une formule gagnante. Son corps risque encore de servir de piñata aux arrières adverses, surtout dans l'enclave.

« Je vais jouer de la même façon et je vais me faire frapper. Si je ne joue pas de cette façon, je ne suis pas un très bon joueur. Je n'ai pas le choix et j'aime jouer de cette façon, car j'obtiens des résultats. »

Ce style de jeu, Daniel Brière l'a connu en tant que rival. Il a vu ses coéquipiers bouillir de colère en tentant de contrer le petit numéro 11. Et voilà que les deux attaquants de petite taille de retrouvent dans le même camp.

« Quand tu joues contre lui, ce n'est pas facile, tu le détestes, il te regarde avec le gros sourire même quand tu le frappes dans la face, explique le Québécois, nouveau membre du Canadien. Mais c'est contagieux. Tu vois un gars comme ça qui est content de jouer, il vit son rêve. Tu n'as pas le choix, tu veux le suivre. J'adore le voir aller avec le gros sourire comme s'il est au paradis. »

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