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Les diplomates s'activent pour régler la question des armes chimiques syriennes

11/09/2013 07:00 EDT | Actualisé 11/11/2013 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Les principaux acteurs internationaux travaillaient sur deux fronts diplomatiques mercredi afin de s'assurer que la Syrie place ses armes chimiques sous le contrôle de la communauté internationale.

Selon des diplomates des Nations unies, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, qui sont profondément divisés sur la question syrienne, devaient se rencontrer plus tard mercredi afin de discuter des éléments à inclure dans une nouvelle résolution exigeant du régime de Bachar el-Assad qu'il remette son arsenal chimique afin qu'il soit détruit.

Au même moment, le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, étaient en route pour Genève, en Suisse, avec leurs équipes de spécialistes afin de discuter des détails de la récupération et la destruction des armes chimiques du gouvernement syrien.

L'envoyé de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, se rendait aussi à Genève afin de rencontrer MM. Kerry et Lavrov, dont les efforts pour relancer les pourparlers de paix après deux ans et demi de conflit ont été minés par une offensive du régime Assad et une présumée attaque au gaz sarin qu'il aurait effectuée le 21 août en banlieue de Damas.

Les discussions diplomatiques surviennent après que les États-Unis eurent menacé d'intervenir militairement en Syrie et que John Kerry eut déclaré que Bachar el-Assad pouvait éviter les frappes militaires américaines s'il acceptait de céder toutes ses armes chimiques à la communauté internationale d'ici une semaine.

La Russie, le plus important allié d'Assad, et le gouvernement syrien ont rapidement accepté l'offre, dont les détails doivent encore être réglés.

Alors que des différends ont déjà fait surface entre les diverses parties, notamment parce que Washington et ses alliés occidentaux exigent que la résolution des Nations unies soit exécutoire, la proposition diplomatique constitue la première initiative en un an visant à emmener le régime Assad et l'opposition syrienne à la table des négociations.

Moscou et Pékin ont déjà utilisé à trois reprises leur droit de veto au Conseil de sécurité pour empêcher l'adoption de résolutions ayant pour objectif d'exercer de la pressions sur Bachar el-Assad pour qu'il mette fin à la guerre, qui a fait jusqu'à présent plus de 100 000 morts.

Mercredi, la Maison-Blanche a affirmé qu'elle n'avait pas déterminé d'échéancier concernant la résolution de la crise syrienne par voie diplomatique, même si l'attaché de presse Jay Carney a indiqué que placer l'arsenal chimique de la Syrie sous le contrôle de la communauté internationale prendrait «évidemment un certain temps».

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