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La rentrée parlementaire aura lieu le 16 octobre avec un discours du Trône

11/09/2013 03:26 EDT | Actualisé 11/11/2013 05:12 EST

OTTAWA - Le compte à rebours vers les élections fédérales de 2015 commencera le 16 octobre, avec un discours du Trône et de nouvelles attaques de l'opposition.

Le premier ministre Stephen Harper demandera vendredi au gouverneur général, David Johnston, de proroger la session parlementaire, qui devait initialement débuter lundi prochain.

Le discours du Trône est habituellement un plan des priorités du gouvernement, qui donne aussi des indices sur les lois à venir. C'est un document de déclarations générales et larges.

Néanmoins, il comporte sa part de cérémonie: l'arrivée en grande pompe du gouverneur général sur la colline parlementaire, le défilé des ministres entrant dans la salle du Sénat pour écouter le discours et les chefs de l'opposition piaffant d'impatience pour le critiquer.

M. Harper a indiqué qu'il voulait dévoiler l'agenda gouvernemental des deux prochaines années, jusqu'à la tenue d'élections générales à l'automne 2015, lors de ce discours. Il portera principalement sur l'emploi et l'économie, les deux enjeux centraux qui ont reporté les conservateurs au pouvoir avec une majorité en 2011.

«La priorité numéro un pour ce gouvernement, je n'ai pas à vous le dire, continuera d'être l'emploi et l'économie», a déclaré M. Harper lors de sa tournée du Nord canadien le mois dernier.

Des sources ont révélé à La Presse Canadienne que l'accent devrait être mis sur la consolidation d'une entente de libre-échange avec l'Union européenne et la promotion d'importants projets énergétiques.

Le premier ministre entame la planification de la nouvelle session parlementaire avec une nouvelle configuration de son équipe.

Son chef de cabinet, Nigel Wright, a démissionné en mai, après qu'il fut révélé qu'il avait secrètement signé un chèque de 90 000 $ au sénateur Mike Duffy afin que celui-ci rembourse ses dépenses non justifiées. M. Wright a été remplacé par un employé de longue date du bureau de M. Harper, Ray Novak, qui sera assisté par la directrice des opérations du parti, Jenni Byrne.

Cependant, même après quatre mois sans la pression de la période des questions et des commissions parlementaires, il est peu probable que le scandale sur lequel s'est clôt la dernière session parlementaire ait été oublié.

Le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral militent tous deux pour une plus grande transparence dans les dépenses des membres du Parlement. La Gendarmerie royale du Canada mène présentement une enquête sur les dépenses de trois sénateurs et sur le paiement de 90 000 $ de M. Wright.

Le chef de l'opposition officielle, le néodémocrate Thomas Mulcair, a affirmé, lors d'un caucus estival à Saskatoon, que M. Harper n'aurait jamais dû proroger la rentrée parlementaire.

«On est dans une démocratie. On a un calendrier parlementaire. M. Harper aurait dû normalement être là, lundi prochain. Il va s'esquiver, il va essayer de se cacher. (...) Ça ne changera pas le fond», a affirmé M. Mulcair, qui assure qu'il affrontera le premier ministre à la Chambre des communes «tôt ou tard».

Le chef libéral Justin Trudeau a promis que son parti serait de retour au travail sur la colline parlementaire le 16 septembre. Les libéraux n'ont pas encore annoncé sur quels dossiers ils se concentreront.

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