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La commission Charbonneau se penche sur l'opération Diligence de la SQ

11/09/2013 11:32 EDT | Actualisé 11/11/2013 05:12 EST
PC

La Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction se penche mercredi sur l'opération Diligence menée par la Sûreté du Québec (SQ) à la fin des années 2000 au sujet de l'infiltration de l'économie légale par le crime organisé.

Un texte de François Messier

Elle entend actuellement l'enquêteur au dossier Michel Patenaude.

Paul Sauvé, qui a déjà dénoncé publiquement comment les Hells Angels, par l'entremise de Normand Ouimet, ont pris le contrôle de son entreprise LM Sauvé, doit aussi être entendu à ce sujet, de même que le Hells Angels Steve Laliberté.

Le procès pour gangstérisme, extorsion, et blanchiment d'argent que le Hells Angels Normand « Casper » Ouimet » et 10 autres personnes doivent subir dans le cadre de l'opération Diligence doit reprendre d'ici la fin de l'année.

Deux personnes ont déjà plaidé coupable dans cette affaire, et une troisième, Steve Laliberté, a accepté de collaborer à l'enquête, ce qui lui a permis d'obtenir le retrait des accusations portées contre lui.

Tous ces témoignages sont livrés sous ordonnance de non-publication,ce qui empêche les médias d'en rapporter la teneur.

La commission s'intéresse à Écrevisse

Au début de la journée, la commission a complété le volet de ses travaux consacré à l'opération Écrevisse, menée en octobre 2010 par la SQ contre un violent réseau de trafiquants actif en Abitibi-Témiscamingue et dans le nord-est de l'Ontario.

Elle a entendu l'enquêteur au dossier, Jean-Marc Arel, qui est devenu depuis enquêteur pour la commission. Son témoignage a aussi été frappé d'une ordonnance de non-publication.

Deux autres enquêteurs de la SQ qui ont participé à cette opération, soit Simon Riverin, de l'escouade du crime organisé, et Richard Ayotte, de Rouyn-Noranda, ont aussi été entendus sous interdit de publication, mardi, par la commission. 

Le projet Écrevisse s'est soldée par plus de 110 arrestations, dont celle de Serge « Pom Pom » Pomerleau, présumée tête dirigeante du réseau, et de deux de ses acolytes, Denis Lefebvre et Yves Denis.

Tous trois sont accusés des meurtres prémédités de Johnny Coutu, survenu à Laval, en 2009, et de Benoît Denis, demi-frère de Yves Denis, à Joliette, en 2010. Leur procès doit s'ouvrir la semaine prochaine, à Montréal.

Un autre procès issu de l'opération Écrevisse doit aussi avoir lieu en mars 2014 à Val-d'Or. Divers accusés devront répondre à des accusations de complot pour gangstérisme et complot pour trafic de stupéfiants.

L'imminence de procès explique pourquoi le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a demandé et obtenu une ordonnance de non-publication, non seulement dans le cadre de l'opération Écrevisse, mais aussi pour les projets Hégémonie et Diligence.

Les avocats des médias auront la possibilité de contester toutes ces ordonnances de non-publication.

Entre-temps, les citoyens qui souhaitent entendre ce qui se raconte sont admis dans la salle d'audiences de la commission, qui se trouve au 9e étage de l'immeuble gouvernement situé au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, à Montréal.

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