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Bibliothèque québécoise fête ses 25 ans

11/09/2013 02:42 EDT | Actualisé 10/11/2013 05:12 EST

Véritable OVNI dans le paysage éditorial québécois, Bibliothèque québécoise, BQ pour les intimes, fête cette année ses 25 ans. Au rythme de 10 parutions par année, la maison fondée en 1988 semble fuir les best-sellers et cherche plutôt à conserver et à rendre accessible, dans un catalogue exigeant en format de poche, le patrimoine littéraire québécois.

Des classiques qui se vendent bien

Sans surprise, les Nelligan, Guèvremont et autres Saint-Denys Garneau remportent la palme des meilleures ventes. Le plus grand succès commercial de BQ? Maria Chapdelaine, de Louis Hémon, au catalogue depuis 1990.

Mais selon Pascal Genet, directeur adminsitratif de BQ, les auteurs contemporains, comme Hubert Aquin, Jacques Ferron, Mordecaï Richler, et plus récemment, Marie-René Lavoie, Marc Séguin ou Charles Bolduc, commencent à prendre leur place.

Un peu d'histoire

Les objectifs au départ étaient simples : « Offrir de bons livres en format de poche, de qualité et au meilleur prix pour permettre la diffusion de textes de la littérature québécoise. » La maison a été fondée en 1988 par les Éditions Fides, les Éditions Hurtubise et Leméac Éditeur. Depuis la faillite de Fides et son rachat par Coopsco en 2010, BQ est une maison d'édition indépendante, administrée conjointement par les Éditions Hurtubise et Leméac Éditeur.

Pas juste une question de prix

Le prix de vente d'un livre en format de poche est souvent de 50 % inférieur au prix du grand format, ce qui permet de donner une seconde vie à des textes qui n'ont pas toujours trouvé leur public lors de leur première parution.

Mais chaque publication implique un travail de fourmi pour « rendre hommage à l'auteur, à son intention, à sa démarche originale. Bref : revenir à l'essentiel! »

Par exemple, rééditer La scouine, d'Albert Laberge, a demandé un travail éditorial important compte tenu de l'abondance de très mauvaises versions du texte disponibles sur le marché.

Un travail qui se justifie, d'après Pascal Genet, parce que les lecteurs sont plus exigeants qu'on le pense, et qu'ils sont très sensibles à la qualité éditoriale des textes qu'on leur propose.

Le numérique, version ultime du livre de poche?

À la fin de l'année, une demi-douzaine de titres, uniquement des titres du domaine public (Saint-Denys Garneau, Nelligan, Beaugrand, Ringuet...), seront offerts en ligne par BQ.

Pourquoi si peu? La question est d'ordre économique. En général, les titres en version numérique se vendent à 75 % du prix papier. Par rapport à un grand format, l'économie pour l'acheteur est substantielle. Mais pour les livres de poche, l'équation est moins gagnante. Par exemple, le Saint-Denys Garneau, vendu en format poche à 5,95 $, sera proposé en numérique à 4,99 $ (soit une économie de moins de 1 $).

Pas de quoi menacer l'avenir du livre de poche pour le moment.

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